24 juin 2024
Benjamin Netanyahou a affirmé dimanche lors d'une interview à la chaîne israélienne 14, que les combats à Rafah sont "sur le point de se terminer". C’est sa première interview à un média hébreu depuis le 7 octobre.
“Cela ne signifie pas que la guerre est sur le point de se terminer mais la guerre dans sa phase intense est sur le point de se terminer à Rafah", a précisé B. Netanyahou
Sur un éventuel deal concernant les otages, B. Netanyahou affirme qu'"Israël est prêt à interrompre brièvement les combats à Gaza en échange d'un certain nombre d'otages détenus par le Hamas, mais qu'il ne s'engagera pas à un cessez-le-feu total avant que les objectifs de la guerre ne soient atteints".
"Je ne suis pas prêt à mettre fin à la guerre et à laisser le Hamas en place. Je suis prêt à conclure un accord partiel, ce n'est pas un secret, qui nous rendrait une partie de la population."
Des sources impliquées dans le dernier cycle de négociations sur les otages ont critiqué ces remarques du premier ministre, déclarant au quotidien Haaretz que "Netanyahu a clarifié aujourd'hui qu'il n'est pas intéressé par la libération de tous les otages - la demande qu'il fait lui-même au Hamas - et qu'il n'est pas prêt à fournir les biens que le Hamas réclame".
"Dans une telle situation, Sinwar n'est pas motivé pour faire avancer un accord", a déclaré l'une des sources. Un responsable israélien cité par le site d'information Walla a émis des critiques similaires, déclarant que "les commentaires de M. Netanyahu ce soir ont causé d'énormes dommages aux chances de parvenir à un accord".
Le Hamas a réagi aux propos tenus par Benjamin Netanyahou dimanche soir sur la chaîne 14, qui a indiqué que le retrait de l'armée israélienne de la bande de Gaza n'interviendrait que lorsque tous les otages - vivants et morts - seraient libérés.
L'organisation terroriste a accusé le Premier ministre de faire obstacle à un accord, estimant que sa position exprimait un rejet clair de la proposition mise sur la table par les Etats-Unis.

