14 novembre 2022
Quatre jours après l’attaque ayant coûté la vie à un policier bruxellois dans les rues de Schaerbeek, place maintenant aux questions sur les circonstances de ce drame et à la recherche d’éventuelles responsabilités.
Alors que le pays est toujours sous le choc de la mort de Thomas Monjoie, de nombreux hommages ont été rendus dans tout le pays.
Samedi, Jordan P. le policier blessé lors de l’attaque est sorti de l'hôpital accompagné d’une haie d’honneur faite par ses collègues.
On s’interroge désormais sur les circonstances qui ont permis à l’assassin présumé, Yassine M., de croiser la route des deux malheureux policiers jeudi soir.
Yassine M., qui a été emprisonné de 2013 à 2019 pour des faits de droit commun et qui est fiché en tant qu’“extrémiste potentiellement violent” par les services de sécurité belges, s’était en effet présenté dans un commissariat d’Evere plus tôt dans la journée.
Tenant des propos menaçants et confus, il avait néanmoins indiqué aux policiers vouloir être pris en charge sur le plan psychologique.
Les policiers avaient alors sollicité un magistrat qui n’avait pas estimé nécessaire de le placer sous observation de force mais avait requis qu’il soit conduit dans à l'hôpital pour examens.
N’ayant pas été pris en charge et laissé à seul, Yassine M. avait quitté l'hôpital et allait passer à l’acte peu de temps après.
On s'interroge sur les responsabilités de chacun, des policiers qui l’ont reçu dans la journée au magistrat qui n’a pas exigé sa mise en observation de force, malgré son pédigree et son fichage en tant que terroriste.
On devrait en savoir un peu plus aujourd’hui à l’occasion d’une commission parlementaire conjointe (Intérieur et Justice) au cours de laquelle le Ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne, devrait donner plus d’informations suite à la remise d’un rapport d’enquête rédigé par le procureur général de Bruxelles, Johan Delmulle.

