28 octobre 2022
En Belgique, la ministre de l’Aide à la jeunesse a rencontré hier les juges de la jeunesse bruxellois, à l’origine d’une carte blanche la semaine dernière, pour dénoncer les difficultés de placement des mineurs en situation de danger.
Selon la ministre, Valérie Glatigny, cette réunion a permis d’objectiver et de préciser les besoins du secteur, tout en reconnaissant que celui-ci ne pouvait traiter seul les besoins des jeunes en difficulté.
"Bien que des moyens conséquents aient été débloqués depuis le début de la législature, nous devons avoir l’humilité de reconnaître que nous n’avons pas rencontré tous les besoins. Des mesures doivent être prises et le seront, notamment en termes d’objectivation de ces besoins", c’est ce qu’a commenté la ministre dans un communiqué publié à l’issue de la réunion.
Elle a rajouté : "Nous devons dépasser les clivages partisans et faire de l’aide à l’enfance en danger ou en difficulté une grande cause nationale. Je vais donc aussi interpeller mes collègues pour agir en amont des situations où les magistrats n’ont d’autres choix que de procéder à un placement en famille d’accueil ou en institution".
Selon Valérie Glatigny, si tout est mis en œuvre pour qu’aucun enfant ne reste sans prise en charge, il arrive de plus en plus souvent que le suivi n’est pas celui que souhaite le magistrat voire qu’un délai d’attente soit nécessaire.
Pour elle, la solution aux problèmes rencontrés ne viendra toutefois que d’une "action concertée à tous les niveaux de pouvoir.

