Au procès des attentats de Bruxelles, les accusés ne demandent pas pardon aux victimes


14 avril 2023

En Belgique, au procès des attentats de Bruxelles, l’interrogatoire des accusés continue ; on constate que ces derniers montrent du respect et de la compassion pour les victimes, cependant, ils ne s’excusent pas.

Oui, les procureurs ont interrogé Salah Abdeslam jeudi matin au sujet des nombreux chargeurs qui étaient présents dans la cellule terroriste du Dries à Forest.

Abdeslam a expliqué qu’il était arrivé dans cet appartement sous la contrainte « je n’étais pas logisticien, je n’ai pas cherché à savoir à quoi servaient ces chargeurs » ; c’est ce qu’il a dit. Il a une fois de plus soutenu qu’il ne faisait qu’exécuter des ordres au sein de la cellule terroriste. « Je ne me suis pas servi de ces armes, j’ai pris la fuite. Je suis là dans cet appartement pour une seule raison : me cacher. Je n’avais pas mon mot à dire » ; c’est ce qu’il a encore dit en insistant sur le fait qu’il n’était pas un décideur.

Durant l'audition d'Abdeslam, Maître Gabie-Ange Mingana, avocat des parties civiles a demandé si les accusés étaient prêts, 7 ans plus tard à demander pardon, ce à quoi Salah Abdeslam a répondu que demander pardon aux victimes c’était reconnaître sa culpabilité dans les faits alors que ce ne sont pas ses victimes.

Un autre accusé, Sofien Ayari a, quant à lui déclaré ; « quand on voit l’intention de départ et le résultat des deux côtés, on ne peut pas être satisfait. Comment ne pas avoir de regret sur certains choix et certaines façons de faire ? Il ne suffit pas de dire des mots précis pour faire plaisir, c’est plus compliqué que ça. Je souhaite aux victimes du courage et de pouvoir se reconstruire » ; fin de citation.

Enfin, Mohammed Abrini, l’homme au chapeau du commando de Zaventem a quant à lui affirmé avoir déjà entrepris des démarches avec des victimes en indiquant que certaines parties civiles de Paris avaient souhaité le rencontrer via un médiateur, ce qu’il a accepté.