06 novembre 2025
Après l’incursion massive de drones dans l'espace aérien belge, nombre de questions subsistent. Tous les experts pointent néanmoins la Russie.
Peu d'informations circulent au sujet des drones qui ont survolé la Belgique cette semaine. Une chose semble néanmoins certaine, l'opération de ce mardi soir n'a pas été menée par des amateurs. Les drones vendus dans le commerce sont programmés avec une série de zones rouges comme les aéroports ou les bases militaires. Si l'utilisateur tente de survoler l'une de ces zones, l'appareil se bloque automatiquement.
Tous les regards se tournent vers la Russie, connue pour mener fréquemment ce type d'opérations à des fins de "déstabilisation".
Un pas de plus dans la "guerre hybride", au cœur de la stratégie russe. "À l'instar des cyberattaques massives ou des étoiles de David peintes sur les murs dans certaines grandes villes, ce type d'opération de survol permet d'exercer une pression sur les pays européens" assure Gaétan Powis, journaliste défense au sein du média Air & Cosmos.
Des incidents similaires ont récemment perturbé les opérations dans les aéroports de Copenhague, Oslo, Aalborg et Munich.
D'autant plus que les auteurs ont été en mesure de survoler des sites particulièrement sensibles, comme la base militaire de Kleine-Brogel, qui abrite une arme nucléaire américaine stockée chez nous dans le cadre de l'OTAN.
Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, s’est entretenu avec le ministre de la Défense Theo Francken (N-VA) au sujet des incidents liés aux drones en Belgique. « Les alliés apportent un soutien bienvenu pour relever ce défi. » assure l’OTAN sur son compte X.
Le cabinet de Theo Francken ne souhaite pas commenter davantage la nature de ce soutien. Une réunion du Conseil national de sécurité consacrée à la menace liée aux drones est prévue jeudi à 10 heures.

