29 octobre 2024
Le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a vivement critiqué lundi les lois adoptées par la Knesset interdisant les opérations de l’UNRWA en Israël.
"Ces lois pourraient avoir des conséquences dévastatrices pour les réfugiés palestiniens dans les Territoires occupés, ce qui est inacceptable", a-t-il déclaré, ajoutant qu'"il n'existe pas d'alternative à l'UNRWA".
Le Commissaire général de l'UNRWA, Philippe Lazzarini, a réagi fermement à cette décision : "Ce vote crée un dangereux précédent. Il s'oppose à la Charte de l'ONU et viole les obligations d'Israël selon le droit international". Il a souligné que "ces lois ne feront qu'approfondir la souffrance des Palestiniens, particulièrement à Gaza où plus de 650 000 filles et garçons risquent d'être privés d'éducation".
Les États-Unis exhortent Israël à repenser les lois anti-UNRWA, avertissant que des millions de personnes risquent une « catastrophe ».
Les États-Unis ont dénoncé la législation adoptée lundi par la Knesset qui vise l'agence de secours des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, estimant qu'elle risque d'entraîner une « catastrophe » pour des millions de Palestiniens et demandant instamment à Jérusalem de surseoir à l'application de ces lois.
La France, l’Australie, l’Allemagne, le Japon, le Canada, la Corée du Sud et la Grande-Bretagne ont fait savoir leur ”inquiétude” au regard de cette législation et mettent en garde contre ”l’atteinte à l’aide humanitaire pour les Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie” par l’intermédiaire des ministres des Affaires étrangères de ces Etats qui ont publié un communiqué.
Le fondateur et dirigeant du Parti néerlandais pour la liberté, Geert Wilders, a félicité l'État juif dans un message publié mardi sur X/Twitter : « Bravo à Israël. Les terroristes sont des terroristes, quel que soit leur déguisement. Ne jamais faire de compromis avec le mal », a-t-il écrit.
Le chef de la politique étrangère de l'UE, Josep Borrell, s'est déclaré « gravement préoccupé ».
Une telle mesure est en « contradiction flagrante avec le droit international et le principe humanitaire fondamental d'humanité ». Il a averti que la cessation des opérations de l'UNRWA « ne ferait qu'exacerber une crise humanitaire déjà grave, risquant d'interrompre des services essentiels tels que l'alimentation, le logement, l'éducation et les soins de santé pour des millions de réfugiés palestiniens dans ces territoires ».

