Accords Israël-Hamas: Les négociations se poursuivent, dix otages devraient être libérés Vendredi


23 novembre 2023

La libération des otages ne commencera que vendredi, au lieu de débuter ce matin, comme initialement prévu. Les négociations se poursuivent alors qu'Israël oscille entre espoir et terreur autour de plusieurs interrogations: qui sera libéré ? Comment ? Et surtout, dans quel état doit on s'attendre à les retrouver ? Le Hamas devrait libérer dix otages israéliens vendredi. 

Selon une source citée par la chaîne israélienne Kan, le Hamas a insisté pour modifier plusieurs points de l'accord. Le report de la mise en œuvre de l'accord a été décidé conjointement avec le Qatar et l'Egypte

Des divergences sur plusieurs aspects de l'accord pour la libération des otages seraient apparues mercredi lors de discussions entre les responsables israéliens gérant le dossier de la libération des otages et des prisonniers, le chef du Mossad David Barnea, et le général de réserve Nitzan Alon, et des hauts fonctionnaires qataris.

Le ministère qatari des Affaires étrangères a déclaré que les pourparlers "progressaient de manière positive", et que la date d'entrée en vigueur de l'accord sera annoncée dans les "prochaines heures".

Un responsable israélien, cité par le site Ynet, affirme que l'accord n'est pas en danger. "Les retards sont entre le Qatar et le Hamas, et cela n'a aucun rapport avec l'accord avec Israël". D'autres sources israéliennes assurent que l'accord est retardé en raison de problèmes techniques qui ne sont pas susceptibles de faire échouer l'accord.

La toute première pause dans la guerre de Gaza, pourrait durer quatre jours et pourrait être étendue jusqu'à neuf jours. Et permettre de faire libérer au moins trente enfants et vingt femmes détenus par le Hamas.

Trente enfants, c’est moins que le total des mineurs enlevés par le Hamas, le 7 octobre, autour de la bande de Gaza. Même si leur nombre exact n’est pas rendu public, ils seraient entre trente-huit et quarante. Certains, donc, ne rentreront pas dans cette première phase de l’accord. Au lieu de se réjouir de l’échéance à venir chez Bring Them Home, qui apporte de l’aide aux familles on entend : « Les trois derniers jours ont été pénibles, à cause de l’incertitude qui mine tout le monde, mais les prochains risquent de l’être encore plus. »

Qui va être libéré ? La question taraude les familles des otages et même plus largement, tous les israéliens.

Pourtant les responsables israéliens estiment qu'il y a de fortes probabilités que l'accord aboutisse à la libération de plus de 50 femmes et enfants. "Nous savons que le Hamas détient au moins 70 à 80 femmes et enfants et nous pensons que nous pouvons tous les récupérer", ont déclaré des responsables israéliens.

Le chef du Mossad David Barnea et le général de réserve Nitsan Alon sont actuellement au Qatar où ils doivent recevoir la liste des noms des otages qui vont être libérés. 

Le gouvernement a décidé de ne pas publier ces noms à l'avance et de n'informer les familles qu'au dernier moment, pour ne pas qu’elles soient déçues si leur proche n'était finalement pas libéré. Si le Hamas publie les noms, Israël préviendra alors les familles. 

Les soldats de Tsahal qui vont prendre en charge les enfants ne sont même pas autorisés à répondre à la question ou sont les parents car certains ont été tués et les enfants ne le savent pas. 

Israël préparera chaque soir la liste des prisonniers palestiniens qui seront libérés le lendemain. Les deux listes seront remises à la Croix Rouge, et chaque matin à partir de vendredi aura lieu le processus de transfert des otages vers le poste frontière de Rafah en Égypte. 

Une fois sur place et après qu'ils auront été identifiés par les responsables israéliens, le premier groupe de prisonniers palestiniens sera libéré des geôles israéliennes.  

Les familles pourront alors retrouver leur proche dans l'hôpital qui leur aura été indiqué.

Les otages seront  transférés vers les hôpitaux en Israël où ils seront emmenés en hélicoptères de Tsahal ou en ambulances militaires. Ils seront pris en charge immédiatement dans différents hôpitaux du pays : Sheba à Ramat Gan, Ichilov à Tel Aviv, Schneider à Petah Tikva, Wolfson à Holon, Soroka à Beer Sheva ou encore a Assaf Harofeh à Beer Yaacov. 

Dans ces établissements où ils devraient séjourner quelques jours, tout se prépare pour les recevoir et les soigner si besoin était. De nombreux médecins de spécialités diverses les attendent. Chirurgiens, pédiatres, ophtalmologistes, gynécologues, psychologues… 

Dans chacun de ces hôpitaux, un complexe leur sera dédié avec des chambres privées, pour qu'ils puissent retrouver leur famille en toute intimité, mais aussi pour les protéger du public et des médias. 

A l'issue de tous les examens médicaux, les otages repartiront chez eux et resteront suivis par des médecins et des psychologues. Les services des renseignements ne viendront les rencontrer pour parler avec eux et obtenir des informations que lorsqu'ils se sentiront suffisamment prêts. Les otages qui n'auront pas été libérés après ces 4 jours de trêve, soit environ 180 personnes, devraient, selon l'accord, recevoir la visite de la Croix rouge et des médicaments.

Une adolescente palestinienne condamnée à 12 ans de prison pourrait être libérée dans le cadre de l'accord

Au début du mois, Nafoz Hamad a été reconnue coupable de tentative de meurtre et d'entrave à la justice pour avoir poignardé Moriah Cohen dans le quartier controversé de Sheikh Jarrah, à Jérusalem, en décembre 2021.

Mercredi, Mme Cohen a été informée que Nafoz Hamad, qui avait 14 ans au moment de l'agression, pourrait être libérée. Elle faisait partie des 300 prisonniers palestiniens figurant sur une liste rendue publique mercredi et susceptibles d'être libérés dans le cadre de l'accord conclu avec le Hamas.

Elle est libérable dans le cadre de l’accord prévoyant la libération par Israël de 150 prisonniers palestiniens en échange de 50 des quelque 240 otages détenus par le Hamas à Gaza.