Les négociations entre Israël et le Hamas pour un accord sur les otages semblent au point mort.

Les négociations entre Israël et le Hamas pour un accord sur les otages semblent s'enliser, malgré les récentes déclarations encourageantes.

"Il n'y a pas d'avancée significative comme nous l'espérions. Ce n'est pas une crise et les pourparlers ne sont pas interrompus, mais ça ne se passe pas de manière fluide", a déclaré une source proche des négociations. 

Israël attend désormais que le Hamas fournisse une liste des otages encore en vie, un point crucial pour faire avancer les discussions.

Le projet d'accord comprend deux phases distinctes : une première "humanitaire" prévoyant la libération des femmes, des personnes de plus de 50 ans, des enfants et des blessés, contre une trêve temporaire de six semaines et la libération de quelques 200 prisonniers palestiniens. Une seconde phase concernerait la libération des otages plus jeunes en échange d'une fin définitive des combats.

Des points de désaccord subsistent notamment sur l'identité des otages qui seraient libérés dans la première phase, Israël cherchant à maximiser le nombre d'otages vivants qui seraient relâchés. La question du redéploiement des forces israéliennes pendant le cessez-le-feu temporaire reste également sensible.

Les négociateurs israéliens doutent désormais de la possibilité de conclure un accord avant la fin de l'année, alors que plane la menace de Donald Trump qui a promis des "conséquences infernales" si les otages ne sont pas libérés avant son investiture le 20 janvier 2025.

Benjamin Netanyahou avait pourtant fait preuve d'un optimisme prudent concernant les perspectives d'un accord sur les otages hier, dans un discours devant la Knesset.

"Je voudrais vous dire avec précaution qu'il y a certains progrès", a-t-il déclaré, citant trois raisons principales : "Sinwar n'est plus avec nous, le Hamas espérait que le Hezbollah et l'Iran viendraient à leur secours mais ils pansent leurs plaies, et le Hamas lui-même subit de plus en plus de coups." Néanmoins, il est resté évasif sur le calendrier : "Je ne sais pas combien de temps cela prendra."

Concernant les succès militaires d'Israël, B. Netanyahou a souligné qu'ils "changent le visage du Moyen-Orient" ajoutant que même les ennemis d'Israël reconnaissent l'ampleur de ses réalisations.

Sur le front yéménite, le Premier ministre a averti que les récentes frappes contre les Houthis "ne sont pas les premières et ne seront pas les dernières". Il a également réaffirmé la vigilance d'Israël face à l'Iran.

B. Netanyahou s'est également montré optimiste quant aux perspectives de paix régionale, rejetant l'idée que la paix avec les pays arabes dépend d'un accord avec les Palestiniens. "Il y aura plus d'accords", a-t-il prédit. Selon lui, le succès d'Israël dans la guerre actuelle "crée des opportunités d'élargir le cercle de la paix", les pays arabes modérés voyant désormais Israël comme "une puissance régionale et un allié potentiel".