Le tout Israël observe avec effroi la 'cérémonie' de remise des corps imaginée par le Hamas

Le Hamas a construit une scène à l'est de Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza et organisé une cérémonie morbide avant de remettre les cercueils à la croix rouge. 

Sur le fond de la scène, une bannière sur laquelle figurent les photos de Oded Lifshitz, Shiri, Ariel et Kfir Bibas. Au-dessus d'eux une image du Premier ministre Benjamin Netanyahu représenté sous les traits d'un vampire accompagnée d'une inscription en arabe, en anglais et en hébreu avec des fautes : « Le criminel de guerre Netanyahou et son armée les ont tués avec des missiles et des avions de guerre sionistes ».

Une autre banderole porte l'inscription « Le retour de la guerre = le retour de vos prisonniers dans les cercueils ». 

Des prisonniers de sécurité palestiniens libérés dans le cadre de l'accord étaient assis dans l'assistance ce jeudi matin. Le terroriste Mohammed Abou Warda, libéré par Israël dans le cadre de l'accord d'échange d'otages contre terroristes palestiniens, a été vu ce jeudi matin à la "cérémonie" de remise à la Croix-Rouge des corps des otages israéliens tués en captivité organisée par le Hamas à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza. L'homme, un foulard palestinien vert autour du cou, a même été interviewé par la chaîne qatarie Al-Araby TV.

Abou Warda a été libéré lors de la troisième étape de la première phase de l’accord, en échange de la libération de Gadi Moses, Agam Berger et Arbel Yehud. Il avait été condamné à 48 peines de prison à vie en Israël après avoir été impliqué dans de graves attentats perpétrés par le Hamas dans les années 1990, dont deux sur la ligne 18 en 1996 qui avaient coûté la vie à 44 personnes. Israël a accepté sa libération à condition qu'il soit expulsé à l'étranger, mais comme le rapporte Kan News, il est resté dans la bande de Gaza avec 19 autres terroristes en raison du refus égyptien de les recevoir.

Selon l’accord, l’Égypte a accepté de servir de station de transit dans le cadre de sa médiation dans l’accord de cessez-le-feu. L’Égypte conditionne toutefois l’absorption de nouveaux prisonniers à l’évacuation d’une partie des prisonniers déjà présents sur son territoire vers des pays tiers.

Selon le Hamas, des accords initiaux ont été reçus de l'Algérie, de l'Indonésie et de la Malaisie, et le Qatar a également accepté d'accueillir des terroristes libérés, mais cela n'a pas encore été mis en œuvre, même deux semaines après l'annonce. Parmi les 20 terroristes bloqués dans la bande de Gaza, aux côtés d'Abou Warda, se trouve Sami Jaradat du Jihad islamique, l'un des planificateurs de l'attaque contre le restaurant Maxim en 2003, au cours de laquelle 21 Israéliens avaient été assassinés.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) avait appelé au respect de la vie privée et de la dignité des familles affectées. 

Les familles des otages ont imploré les médias de ne pas diffuser les vidéos et les photos de la "cérémonie cynique et cruelle que le Hamas devrait organiser ce matin". La demande concerne aussi bien la télévision que les journaux ou les réseaux sociaux. Al-Jazeera l’a diffusée en direct.

69 otages sont toujours détenus dans la bande de Gaza, dont 36 ont été déclarés morts par Israël. 6 otages vivants devraient être transférés en Israël samedi.