Le ton monte entre D. Trump et V. Zelensky, les européens se rangent derrière l'Ukraine

Le ton monte entre le président américain Donald Trump et le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Le président américain a en effet qualifié Volodymyr Zelensky de « dictateur sans élections”.  “J’adore l’Ukraine, mais Zelensky a fait un boulot épouvantable”, a déclaré Donald Trump sur sa plateforme Truth Social. Il a également appelé à de nouvelles élections en Ukraine. Le président ukrainien a de son côté déclaré que Trump vivait dans une bulle de "désinformation" russe.

Cette nouvelle crispation dans les relations entre les Etats-Unis et l’Ukraine intervient dans le contexte déjà tendu du sommet “informel” de Riyad, qui avait pour objectif de normaliser les relations entre Washington et Moscou. Les deux pays y ont notamment discuté de potentielles négociations de paix entre l’Ukraine et la Russie, sans que Kiev soit convié, provoquant la colère de Volodymyr Zelensky.
En marge du sommet, Donald Trump a lancé : "L'Ukraine n'aurait pas dû commencer cette guerre", et affirmé que Kiev "aurait pu conclure un accord" depuis longtemps. Il a omis la responsabilité de la Russie  qui a initié l'invasion en 2014, puis l'a étendue en février 2022. 

Le président ukrainien doit rencontrer aujourd’hui à Kiev l'envoyé spécial américain Keith Kellogg. Il a dit espérer un travail "constructif" avec Washington. « C’est très important pour nous que cette rencontre et notre travail avec l’Amérique en général soient constructifs ».

Après les attaques de Donald Trump contre Volodymyr Zelensky, les Européens montent au créneau et s’efforcent de peser sur les négociations de paix.

Le chancelier allemand Olaf Scholz a immédiatement dénoncé des propos « faux et dangereux », « complètement absurdes », selon la ministre des affaires étrangères allemande, Annalena Baerbock. Le premier ministre britannique apporte son « soutien » à Volodymyr Zelensky, « démocratiquement élu ». En marge d’un second minisommet à l’Elysée, les dirigeants européens se sont inquiétés de voir les Etats-Unis céder rapidement aux demandes russes, et affirment collectivement une “position unie”.  

A Paris, la Belgique, cette fois invitée, affirme qu’ “un accord sur l’Ukraine sans l’Europe n’est pas une option”.

Mercredi après-midi, Bart De Wever a pris part à cette nouvelle réunion en vidéoconférence. “Il y a eu une grande unanimité parmi tous les pays participants sur un soutien continu à l’Ukraine, sur le fait qu’un accord sans l’Ukraine ou sans l’Europe n’est pas une option acceptable ”, indique-t-on côté belge. “Le président Macron prendra d’autres contacts et coordonnera les efforts avec l’Union Européenne et l’Otan."

Le Premier ministre Bart De Wever fera rapport au kern vendredi”, ajoute son cabinet.

La Belgique n’avait pas été conviée à la première réunion qui avait eu lieu lundi, sur invitation du président français. Emmanuel Macron et Keir Starmer se rendront aux États-Unis la semaine prochaine et rencontreront le président américain Donald Trump.