Le président syrien Bachar el-Assad s'est réfugié à Moscou dimanche.

Le président syrien Bachar el-Assad s'est réfugié à Moscou dimanche, comme l'ont confirmé les médias d'État russes.

Et ce quelques heures après l'impressionnante avancée des rebelles qui se sont emparés de la capitale Damas et ont mis fin à cinq décennies de règne sans partage de la famille Assad. Le chef rebelle victorieux Abu Muhammad al-Golani a salué les foules dans la capitale fraîchement libérée.

Une source du Kremlin a déclaré dimanche aux agences de presse russes que M. Assad se trouvait à Moscou avec sa famille après que la Russie leur a accordé l'asile pour des raisons humanitaires et qu'un accord a été conclu pour assurer la sécurité des bases militaires russes.

Le ministère russe des affaires étrangères avait déclaré plus tôt que M. Assad avait quitté la Syrie et donné l'ordre de procéder à un transfert pacifique du pouvoir, mettant ainsi fin à près de six décennies de règne sans partage de sa famille.

La nouvelle cheffe de la diplomatie de l'UE a salué cette chute du gouvernement syrien comme "positive" dimanche. 

"La fin de la dictature d'Assad est un développement positif et attendu depuis longtemps. Cela montre également la faiblesse des soutiens d'Assad, la Russie et l'Iran", a déclaré Kaja Kallas dans un message publié sur X.

Emmanuel Macron a salué la fin de "l'État de barbarie". Le chancelier allemand Olaf Scholz a pour sa part qualifié de "bonne nouvelle" la fin de règne sans partage de la famille Assad.

Dans une allocution spéciale prononcée ce dimanche, le président américain Joe Biden a livré une analyse approfondie des bouleversements en cours en Syrie, qualifiant la chute du régime de Bachar al-Assad de "tournant historique" pour la région."Ce qui s'est passé au Moyen-Orient après 13 ans de guerre civile et d'oppression du régime est un acte de justice fondamental et une opportunité historique pour le peuple syrien", a déclaré le président américain. 

 Joe Biden a particulièrement insisté sur l'affaiblissement significatif de l'axe formé par l'Iran, la Russie et le Hezbollah "dû à l'action d'Israël depuis les événements du 7 octobre, la résistance ukrainienne face à la Russie, et le soutien américain constant à ces deux alliés". "Le Hezbollah, la Russie et l'Iran n'ont pas pu protéger Assad", a-t-il souligné, mettant en avant l'efficacité de la stratégie américaine dans la région.