Le président iranien Massoud Pezechkian a déclaré lundi que Téhéran était prêt à reprendre les négociations avec Washington.
Et ce notamment sur son programme nucléaire, à condition que les États-Unis lèvent leurs sanctions et renoncent à toute politique de pression.
"Nous sommes prêts au dialogue", a-t-il assuré dans un entretien accordé à India Today. Le dirigeant iranien a toutefois insisté pour que les discussions soient menées dans le cadre du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires et du droit international.
Massoud Pezechkian a également affirmé qu’un projet d’entente avait déjà été élaboré au Pakistan avec le soutien de Doha. Il s’est interrogé sur la volonté américaine de reprendre les discussions depuis le début.
"Les États-Unis doivent lever leurs sanctions, abandonner l’unilatéralisme, ne pas nous parler par la force et nous permettre de vivre comme le reste du monde", a-t-il déclaré.
Dans ce contexte, le ministère américain de la Défense a reconnu, dans un rapport publié lundi, une "pénurie" de munitions liée à la guerre en Iran, un constat que l'administration Trump avait pourtant largement refusé de confirmer ces derniers mois.
"Les dépenses en munitions lors de l'opération 'Fureur Epique' ont provoqué une pénurie sur les inventaires stratégiques et révélé des goulots d'étranglement au sein des industries pour le renouvellement des munitions," relève le rapport de l'Inspecteur général du Pentagone sur l'opération américaine contre l'Iran. Le rapport souligne toutefois les mesures prises par le ministère pour accélérer la production.
Quand, en juin, des informations de presse avaient rapporté que les Etats-Unis rationnaient l'utilisation de leurs missiles, notamment ceux de type intercepteurs, le gouvernement avait démenti, Donald Trump affirmant lui-même que le pays disposait "de quantités énormes de munitions". Début septembre, le président américain écrivait encore que les Etats-Unis disposaient de "quantités pratiquement illimitées de munitions". Selon la presse, ce manque de munitions a pourtant poussé Donald Trump à ne pas renouveler les attaques à grande échelle contre Téhéran durant l'été.