Les rebelles Houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, ont affirmé dimanche avoir lancé un missile balistique qu’ils affirment être “hypersonique” en direction d'Israël, dimanche matin aux alentours de 6h. Tsahal de son côté a déclaré dimanche soir qu’il n'était pas “hypersonique”.
L'armée a précisé que le missile n'était pas un nouveau type de missile capable de déjouer les systèmes de défense aérienne d'Israël, et indiqué qu'elle avait tiré plusieurs intercepteurs, y compris le Arrow 2 et le Dôme de fer, contre le missile et qu'au moins un intercepteur l’avait touché mais ne l'avait pas détruit complètement.
Il semble que lorsque Tsahal a vu le missile se désintégrer au-dessus de la zone ouverte de Kfar Daniel, l’armée a décidé qu'il ne valait plus la peine de continuer à le viser.
«Une arme hypersonique est simplement un engin qui se déplace à Mach 5 ou plus, soit au moins cinq fois la vitesse du son. Les missiles balistiques possèdent depuis longtemps ces vitesses ».
En réalité, le fait d'être « hypersonique » ou non n'est pas vraiment ce qui importe.
Les affirmations des Houthis concernant l'existence d'une arme « hypersonique » ne sont que de la propagande. La question essentielle est de savoir si le missile des Houthis, probablement basé sur une technologie iranienne, peut manœuvrer à grande vitesse dans l'atmosphère. Était-ce un missile de croisière ou un missile balistique ? Il s'agit là de questions essentielles, l’enquête israélienne donnera les réponses.
Si les Houthis ont effectivement mis au point de nouvelles armes dangereuses, il est important que la communauté internationale sanctionne ce groupe terroriste qui a déjà prouvé qu'ils représentaient un danger pour la navigation en mer rouge et pour le Moyen Orient.
Le Yémen redoute une riposte israélienne suite au tir d'un missile par les Houthis vers Israël dimanche.
Selon le journal "Asharq Al-Awsat", les Yéménites craignent particulièrement une nouvelle frappe sur le port de Hodeida, crucial pour l'aide humanitaire. Un employé du port affirme qu'une nouvelle attaque le rendrait totalement inutilisable. Le Premier ministre israélien Netanyahou a laissé entendre une réponse sévère, déclarant que "quiconque nous attaque n'échappera pas à notre bras vengeur".