Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, “alarmé par la récente escalade de la violence dans le nord-ouest de la Syrie” qui a poussé des dizaines de milliers de personnes à fuir, a appelé lundi à une “cessation immédiate des hostilités”, selon son porte-parole.
“Toutes les parties doivent faire leur possible pour protéger les civils et les infrastructures civiles, y compris permettre le passage en toute sécurité des civils qui fuient les hostilités”, a ajouté Stéphane Dujarric. “Les Syriens subissent ce conflit depuis près de 14 ans. Ils méritent un horizon politique qui les mènera à un avenir pacifique, et pas à plus d’effusion de sang”, a-t-il insisté.
Pour la première fois depuis le début de la guerre civile en 2011, le régime a perdu totalement le contrôle d’Alep, la deuxième ville de Syrie, un revers cinglant infligé par une coalition de groupes rebelles dominée par les islamistes radicaux. Les combats, les premiers de cette ampleur depuis 2020, accompagnés de bombardements aériens syriens et russes, ont déjà fait plus de 500 morts, selon une ONG.
Par ailleurs, les ministres des affaires étrangères de l'Iran, de la Turquie et de la Russie devraient se rencontrer dans le cadre du processus d'Astana les 7 et 8 décembre pour discuter de la Syrie en marge du Forum de Doha, a déclaré le ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araqchi, selon les médias d'État.
Le porte-parole de Tsahal, Daniel Hagari, a évoqué sur Sky News en arabe, les événements en Syrie et a affirmé: ”Nous suivons de près ce qu’il se passe en Syrie et nous constatons que le régime iranien envoie des renforts. La Syrie appartient aux Syriens et nous nous assurerons que l’Iran ne transfère pas d’armes au Liban et au Hezbollah”.