Dans une interview accordée à la BBC à Damas, Abu Mohammed al-Joulani le chef de Hayat Tahrir Al-Sham affirme que la Syrie, épuisée par la guerre, ne représente plus un danger pour ses voisins
"Les sanctions doivent être levées car elles ciblaient l'ancien régime.” a-t-il affirmé.
Il a présenté son groupe comme une victime des crimes du régime d'Assad : “La victime et l'oppresseur ne devraient pas être traités de la même manière".
La coalition du gouvernement de transition a promis de traquer les hauts responsables impliqués dans les crimes du régime de Bachar Al Assad, mais d'épargner les simples soldats. Plus de 600 soldats et policiers qui ont servi sous le régime de Bachar Al Assad se sont présentés dès dimanche à l'ouverture d'un centre de réconciliation dans la ville de Lattaquié en Syrie. Ils espèrent être amnistiées. A cet égard, des cartes d'identité temporaires ont été créées pour ces anciens soldats du régime. Ils ont été interrogés sur leur rôle au service de l’ancien régime, et beaucoup ont remis des armes.