L’Iran utilise désormais le port de Beyrouth comme plaque tournante pour fournir des armes au Hezbollah

Selon la chaîne saoudienne Al-Hadath, l’Iran utilise le port de Beyrouth pour fournir des armes au Hezbollah. 

La Force Quds iranienne, notamment à travers ses unités 190 et 700 orchestrerait ces opérations de contrebande maritime, soit directement vers le Liban, soit via des pays tiers.

Les opérations du Hezbollah au port de Beyrouth seraient facilitées par un réseau de collaborateurs infiltrés dans les services douaniers et portuaires. Ce réseau serait supervisé par Wafik Safa, responsable de la sécurité de l’organisation. Selon une source occidentale, ces connexions permettraient le transit d’équipements, d’armements et de fonds sans inspection ni supervision.

Dans un entretien diffusé hier soir sur i24NEWS, Shadi Khalloul, ancien officier de la zone de sécurité au Sud-Liban et expert reconnu du Hezbollah, a livré une analyse sur les activités du groupe chiite libanais dans le port de Beyrouth.

L'ancien officier dresse un tableau alarmant de la puissance militaire du Hezbollah, qu'il qualifie d'organisation "très forte" disposant d'un arsenal "énorme et important" constitué sur quatre décennies. "Cette organisation a été financée par l'Iran à hauteur de milliards de dollars par an", précise-t-il, soulignant que ces armes servent non seulement à menacer Israël, mais aussi à "combattre les Libanais et prendre le contrôle de l'État libanais".

L'objectif ultime du Hezbollah serait, d'après Khalloul, de transformer le Liban en "un État islamiste, chiite, extrémiste, qui menace toute la région, les pays arabes et Israël".