L'Égypte annonce que les négociations pour la phase 2 de l’accord sur les otages ont repris.
Selon un communiqué du service d'information de l'État égyptien, des représentants d'Israël, du Qatar et des États-Unis ont entamé des "discussions intensives" sur la deuxième phase de l’accord.
Toutefois, l'envoyé spécial américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, n'est pas attendu dans la région avant ce dimanche ou la semaine prochaine au plus tôt.
La première phase de ce cessez-le-feu, d'une durée initiale de six semaines, doit expirer samedi. Israël a déclaré jeudi qu'il envoyait des négociateurs au Caire pour des discussions visant à prolonger la première phase.
"Les médiateurs discutent également des moyens d'améliorer l'acheminement de l'aide humanitaire vers la bande de Gaza" précise le communiqué égyptien.
Les forces de défense israéliennes ne prévoient plus de se retirer du corridor de Philadelphie entre l'Égypte et le sud de la bande de Gaza, bien qu'elles aient accepté dans l’accord de commencer à se retirer du corridor au 42e jour de la phase 1 du cessez-le-feu, qui aura lieu ce dimanche. Israël craint que le Hamas n'utilise le corridor Philadelphie pour introduire de nouveau clandestinement des armes dans la bande de Gaza depuis l'Égypte.
"Nous ne sommes pas engagés dans le cadre de l'accord sans ententes claires sur l'avenir de Gaza, le démantèlement du Hamas et son retrait du pouvoir. Les États-Unis soutiennent pleinement Israël", a déclaré une source israélienne.
"Nous sommes prêts à poursuivre le cessez-le-feu, mais uniquement en échange de discussions rapides, claires et limitées dans le temps sur la poursuite de la libération d'otages vivants dans les prochains jours", a précisé cette source.
Le Hamas a exprimé sa colère face à ce qu'il qualifie de "violation flagrante de l'accord" concernant l'annonce qu'il n'y aura pas de retrait du corridor de Philadelphie. Cependant, le groupe terroriste se dit prêt à prolonger la première phase.
Des sources au sein du système de sécurité israélien estiment que même si le Hamas accepte une ou deux phases supplémentaires, il est peu probable qu'il renonce à ses cartes maîtresses - les otages vivants. "Dans ce calendrier, la libération d'otages samedi semble irréaliste. Si cela se produit vers la fin de la semaine prochaine, ce sera déjà une grande réussite", ont-elles indiqué.
Le président américain Donald Trump qualifie de « bonnes discussions » les négociations en cours concernant Gaza.
M. Trump a fait ces commentaires lors d'une conférence de presse conjointe à la Maison Blanche avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, qui a profité de l'occasion pour rejeter tacitement l'appel du président américain à déplacer tous les Palestiniens hors de la bande de Gaza.
M. Starmer estime que les Palestiniens devraient être autorisés à retourner à Gaza et à y reconstruire leur vie, ajoutant qu'il est convaincu qu'une solution à deux États est le seul moyen d'instaurer une paix durable dans la région.