Israël demande le retrait de la FINUL, la France et l‘Espagne insistent sur son maintien, la force internationale restera sur ses positions au Liban.

Tensions autour de la FINUL : Israël demande son retrait, la France et l’Espagne insistent sur son maintien, la force internationale restera sur ses positions au Liban.

C’est ce qu’a annoncé lundi soir Jean-Pierre Lacroix, chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU, en dépit des appels répétés d'Israël à leur retrait car le Hezbollah utilise les positions de l'ONU comme boucliers humains.

Malgré ces pressions, l'ONU reste ferme sur sa position, soulignant l'importance de maintenir une présence internationale le long de la Ligne bleue séparant Israël et le Liban. Le Conseil de sécurité de l'ONU a publié une déclaration, indiquant que le Conseil était "très préoccupé" par les atteintes aux forces de maintien de la paix

La France soutient elle aussi cette position. Le ministre français des Armées a souligné que la mission de la FINUL "a vocation à rester", insistant sur le fait que seules les Nations unies ont l'autorité de retirer ces forces.

L'Italie, le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne ont émis une déclaration conjointe condamnant fermement les attaques israéliennes contre la FINUL. Ces quatre nations européennes affirment que ces actions violent le droit international humanitaire et exigent leur arrêt immédiat.

Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a également affirmé qu'il n'y aurait "pas de retrait de la FINUL". 

Une réunion par visioconférence des pays européens contributeurs (Italie, France, Espagne et Irlande) est prévue pour mercredi afin d'harmoniser leurs positions.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a catégoriquement rejeté les accusations selon lesquelles les troupes israéliennes auraient délibérément ciblé les soldats de la paix de la FINUL, les qualifiant de "complètement fausses".