Interrogé sur le refus de Budapest d’arrêter Benjamin Netanyahou, Bart De Wever a dit comprendre cette décision.

Interrogé sur le refus de Budapest d’arrêter Benjamin Netanyahou, Bart  De Wever a dit comprendre cette décision.

“Et je pense que nous ne le ferions pas non plus pour être très honnête”, a-t-il même confié. “Il y a aussi la realpolitik. Je pense qu’aucun État européen n’arrêterait Netanyahu s’il devait être sur son territoire”, a-t-il ajouté, tout en dénonçant le choix de la Hongrie de se retirer de la CPI. Ces propos ne sont pas passés inaperçus auprès de l’opposition.

Jusqu’à présent, la Belgique a toujours assuré qu’elle exécuterait les mandats d’arrêt de la CPI. Le ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot (Les Engagés), l’a rappelé le 26 février au parlement. “Je peux vous confirmer que si cela s’avérait nécessaire, notre pays se conformerait au mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale à l’encontre de M. Netanyahu et de l’ancien ministre de la défense, M. Gallant”, avait-il déclaré.

Le MR a lui fait un pas dans la direction du Premier ministre. Interrogé par la Dernière Heure, son président, Georges-Louis Bouchez, a souligné que la Belgique se devait “d’agir avec proportionnalité” et que, selon lui, elle ne pourrait intervenir qu’en cas de défaillance des juridictions israéliennes, une condition pas remplie pour le moment, estime-t-il.