Alors que les médiateurs ont confirmé qu'il existe une « volonté sans précédent » de la part des deux parties de conclure un accord de cessez-le-feu pour les otages de Gaza, les discussions sont au point mort, a rapporté lundi le média libanais Al Akhbar, affilié au Hezbollah.
Des responsables égyptiens ont déclaré au média libanais que les discussions qui ont eu lieu ces derniers jours « se sont concentrées sur l'élargissement de l'accord à un plus grand nombre de personnes et sur sa prolongation, mais que cette question n'ait pas été définitivement résolue ».
Les sources égyptiennes auraient estimé que les récentes activités de Tsahal dans la bande de Gaza étaient motivées par les efforts du président américain élu Donald Trump pour faire pression afin de conclure un accord de cessez-le-feu.
Jérusalem et Le Caire restent également en désaccord sur la gestion future du poste frontière de Rafah entre Gaza et l'Égypte, selon le journal.
Un nouveau sondage publié par Channel 12 news vendredi indique que la majorité des Israéliens soutiendraient la fin de la guerre à Gaza en échange de la libération de tous les otages détenus par le Hamas.
L'accord actuellement sur la table n'impliquerait pas la libération de tous les otages en échange d'un cessez-le-feu permanent, mais 72 % des personnes interrogées dans le cadre du sondage ont déclaré qu'elles soutiendraient un tel accord, tandis que 15 % s'y opposaient et que les 13 % restants ont déclaré ne pas savoir.
Le Premier ministre B. Netanyahu a jusqu'à présent insisté sur le fait qu'Israël n'accepterait pas la demande clé du Hamas de mettre fin à la guerre à Gaza dans le cadre de l'accord.
Parmi les électeurs de B. Netanyahu, une majorité (56 %) a également déclaré qu'elle soutiendrait un tel accord, tandis que 24 % s'y opposent et que 20 % déclarent ne pas savoir.
On pense que 96 des 251 otages enlevés par le Hamas le 7 octobre se trouvent toujours à Gaza, y compris les corps d'au moins 34 d’entre eux dont la mort a été confirmée par les forces de défense israéliennes.