Dans un appel très attendu, qui a duré plus de deux heures, Donald Trump a arraché à son homologue russe Vladimir Poutine une promesse de trêve de 30 jours en Ukraine “limitée aux infrastructures énergétiques”
Les dirigeants américain et russe ont convenu de commencer "immédiatement" des négociations, selon un communiqué de la Maison Blanche. Elles devraient “commencer dimanche à Jeddah”. En revanche, pas de réelle percée en vue d'un cessez-le-feu total. Le verbatim diplomatique de Vladimir Poutine en dit long : il se dit prêt à “travailler sur un examen approfondi des voies possibles d’un règlement, qui devrait être global, stable et durable”.
L'exécutif américain de son côté qui vante l'"immense avantage" d'une "meilleure relation bilatérale" entre les Etats-Unis et la Russie, avec à la clé de potentiels "énormes accords économiques."
Le président russe a par ailleurs exigé la fin du "réarmement" de l'Ukraine et l'arrêt de l'aide occidentale à Kiev.
Pour Volodymyr Zelensky, ce sont des conditions qui visent à "affaiblir" l'Ukraine et montrent que Vladimir Poutine n'est pas prêt "à mettre fin" à la guerre.
Néanmoins, le président ukrainien s'est dit mardi favorable sur le principe à une trêve avec la Russie, il a insisté sur la nécessité d'obtenir des "détails" sur l’appel téléphonique de la part de Washington.
Le chancelier allemand Olaf Scholz et le président français Emmanuel Macron ont de leur côté assuré l'Ukraine de la poursuite de l'aide militaire. Le président français Emmanuel Macron a déclaré mardi à Berlin que la trêve devait être "vérifiable" en Ukraine et les Ukrainiens associés aux discussions. “Évidemment, cela n'est pas concevable sans que les Ukrainiens ne soient autour de la table", a-t-il martelé.