Une vaste enquête du Congrès juif mondial pointe l’inaction des réseaux sociaux face aux contenus antisémites.
Sur 754 publications recensées en Europe entre février 2025 et avril 2026, 81% d’entre elles étaient encore accessibles en mai 2026, y compris des appels au meurtre et des messages de Daech encourageant des attaques contre des synagogues.
Pire, les signalements semblent presque inutiles : moins de 20 % des contenus dénoncés ont été retirés. TikTok obtient le meilleur résultat, avec 64 % de suppressions. À l’inverse, Facebook, malgré de nombreux signalements, n’a supprimé que 13,9 % des messages concernés.
Les contenus antisémites liés à Israël sont encore moins sanctionnés : seuls 5,2 % d’entre eux ont disparu. Aucune des 28 publications comparant la politique israélienne au nazisme n’avait été retirée.
Face à ce constat, le Congrès juif mondial réclame une application beaucoup plus stricte des règles des plateformes. Il appelle également l’Union européenne à utiliser les pouvoirs prévus par le Digital Services Act pour contraindre les réseaux sociaux à agir réellement.