Vendredi dernier, le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, s’est rendu à la frontière entre le Liban et Israël en compagnie de parlementaires libanais et de membres du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, soutenu par l’Iran.
Le but de cette visite était de rencontrer le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et d’évoquer notamment la résistance libanaise et palestinienne à Israël.
Au cours de cette visite, Amir Abdollahian a pointé du doigt l’État d’Israël, que son régime considère comme son ennemi juré, depuis la ville de Maroun al-Ras. Il a déclaré que “les sionistes ne comprenaient que la force”. Le ministre a également planté un arbre dans la région et affirmé que l’Iran continuerait de soutenir la résistance face à l’ennemi sioniste et qu’il soutiendrait le Liban même dans les jours difficiles.
Cette visite pourrait être considérée comme une réponse au voyage du ministre israélien des Affaires étrangères, Eli Cohen, au Turkménistan la semaine dernière, où il a inauguré une ambassade située à seulement une vingtaine de kilomètres de la frontière nord-est de l’Iran.
Une demi-journée après que le haut responsable iranien ait rencontré le chef du Hezbollah et observé Israël depuis la frontière libanaise, la Syrie a accusé Israël d’une attaque à Homs.
La cible de l’attaque, samedi matin, vers 1h, était un entrepôt de munitions du Hezbollah. On compte au moins trois blessés et des incendies déclarés.
Le dépôt de munitions du Hezbollah se situait sur l’aéroport militaire d’A-Dabaa, attaqué par Israël dans le passé. Plusieurs incendies se sont déclarés dans le sud de Homs et on a entendu des explosions sur place.
Les frappes israéliennes en Syrie se sont multipliées ce mois-ci. Au début du mois, Israël aurait attaqué des avant-postes dans la province de Homs. Selon des sources de renseignement occidentales, les attaques avaient touché une série de « bases aériennes » dans une région centrale du pays, où sont stationnés des militaires iraniens. Cinq militaires ont été blessés dans l’attaque.
Deux sources de renseignement occidentales ont ajouté que les attaques de missiles visaient un aéroport de la base T4, près de la frontière avec le Liban, où se trouvent des agents du Hezbollah. Des militaires iraniens, aux côtés de combattants du Hezbollah, sont stationnés dans les deux aéroports. Il y a aussi une forte présence de milices pro-iraniennes dans la province de Homs en Syrie.