Au cours de la nuit, Tsahal a récupéré les corps de 3 otages à Gaza. Il s’agit de Hanan Yavlonka, Orion Hernandez Radoux et Michel Nissenbaum. Que leur mémoire soit bénie.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a réagi ce matin :
"Nous avons le devoir national et moral de faire tout notre possible pour récupérer les otages – les vivants et les morts– et c'est ce que nous faisons.
Je félicite les forces de Tsahal et les forces de sécurité qui ont agi avec beaucoup de courage au cœur du territoire ennemi, afin de les ramener dans leurs familles et dans les tombes d'Israël”.
Hanan Yablonka, 42 ans, a été pris en otage à Gaza le 7 octobre par des terroristes du Hamas au festival Supernova, où ils ont tué 364 personnes et en ont enlevé au moins 40.
Il se trouvait avec quatre amis dans son véhicule. L’un d’eux a été retrouvé mort dans sa voiture, un autre dans le champ et deux autres dans la cachette qu'ils avaient trouvée à proximité.
Divorcé et père de deux enfants, âgés de 12 et 9 ans, Hanan Yablonka aimait le sport et la musique, a déclaré sa mère, Vered Yablonka. Il avait dîné avec ses parents le vendredi 6 octobre au soir, puis était sorti avec des amis pour l'anniversaire de l’un d’entre eux avant de décider de se rendre au festival Nova. Que sa mémoire soit bénie.
Orión Hernández Radoux, 30 ans, français et mexicain, a également été fait prisonnier au festival Nova auquel il participait avec sa petite amie, Shani Louk, qui a été agressée et tuée depuis.
Des messages écrits en arabe ont été envoyés de son téléphone aux membres de sa famille, qui ont également reçu des appels de son téléphone portable, de la part de personnes parlant arabe.
Sa mère Marie Pascale Radoux est peintre et vit près de Toulouse, dans le sud-ouest de la France, depuis des mois elle a exhorté le Hamas à libérer les otages.
« Dernièrement, effectivement, mon anxiété s’est amplifiée. Je vais de moins en moins bien…” « Il n’y a pas de mots pour expliquer ce qu’on peut ressentir, (…) de la colère à la tristesse, à l’anxiété, à l’angoisse, aux cauchemars ».
Michel Nisenbaum, 59 ans, originaire du Brésil résidait en Israël depuis 1988, après avoir fait son alya. Il vivait à Sderot et était père de deux filles et grand-père de cinq enfants.
Michel Nissenbaum, 59 ans, avait pris la route vers le sud pour secourir sa petite-fille, soldate dans une base de Tsahal.
Il était tombé amoureux de la terre d’Israël et de ses habitants et ne manquait jamais une occasion de prendre un café avec des amis ou de parcourir les sentiers du pays.
Sa fille Chen a trois jeunes enfants, dont l'aîné n'a que sept ans. Sa sœur Michal a donné naissance à son troisième enfant, un garçon,pendant la captivité de son père. Ils l'ont appelé Oz, qui signifie "courage" en hébreu.
"Mon père ne l'a pas encore rencontré", dit Michal en regardant tristement le petit nouveau-né. "Il ne sait même pas que j'ai accouché.”
Selon sa famille, ils parlaient avec Michel au téléphone tôt le matin du 7 octobre lorsque l'appel s'est brusquement interrompu. Ils racontent que près de 30 minutes plus tard, lorsque sa fille a réussi à reprendre la communication, elle a entendu une voix inconnue s'exprimant en arabe et mentionnant à plusieurs reprises le nom du groupe terroriste Hamas.
Depuis le 23 octobre, trois personnes nées au Brésil et vivant en Israël ont été identifiées comme ayant été tuées par le Hamas.
Que leur mémoire à tous soit bénie.