Donald Trump fait face à ce qui pourrait devenir la décision la plus lourde de sa présidence : frapper ou non l’Iran. Selon la plupart des analystes, quatre scénarios principaux sont envisagés.
Première option : une frappe très rapide cette semaine, entre lundi et jeudi. Elle interviendrait si Trump a déjà pris sa décision et attend seulement les derniers ajustements militaires ou la confirmation que les négociations échouent. Un scénario est jugé possible, mais moins probable.
Deuxième option : une attaque au début ou au milieu de la semaine prochaine.
C’est l’hypothèse considérée comme la plus probable. Donald Trump a évoqué un délai de deux semaines pour parvenir à un accord. S’il laisse ce délai courir et rejette l’offre iranienne après examen, une frappe pourrait suivre rapidement.
Selon plusieurs médias américains, Donald Trump envisage une stratégie en deux temps face à l’Iran. Une frappe de semonce d’abord pour forcer un accord ensuite.
D’après le New York Times, le président américain pourrait d’abord autoriser une série de frappes limitées visant notamment le quartier général des Gardiens de la révolution, des sites nucléaires ou des installations liées aux missiles balistiques.
Mais en coulisses, l’administration Trump réfléchirait aussi à une option beaucoup plus lourde dans les mois suivants, pouvant aller jusqu’à tenter de renverser le régime iranien si celui-ci ne cède pas aux exigences américaines.
La troisième option reste donc d’attendre la fin du Ramadan, après le 19 mars.
Donald Trump pourrait vouloir éviter de déclencher une guerre pendant le mois sacré musulman, pour ne pas compliquer la position des alliés sunnites et ne pas renforcer le discours du régime iranien. Cette option reste plausible mais un peu moins probable que la précédente.
4ème option : repousser à encore plus long terme.
C’est le scénario jugé le moins probable, notamment en raison du coût très élevé du déploiement militaire américain massif déjà en place au Moyen-Orient. Mais l’incertitude demeure : les analystes se sont déjà trompés, l’Iran est habile pour faire durer les négociations, et Donald Trump pourrait encore temporiser.
Évidemment, une inconnue majeure reste la réaction iranienne.
Au départ, les analystes israéliens étaient divisés sur une riposte contre Israël. Mais le soutien croissant de responsables israéliens à une frappe américaine augmente désormais le risque que Téhéran vise aussi Israël, soit en représailles, soit de manière préventive. Le monde craint aussi une vague d'attentats à l’international en cas d'offensive américaine.
Pour l’instant, aucune décision n’est confirmée. Une nouvelle proposition serait à l’étude : autoriser à l’Iran un programme d’enrichissement nucléaire très limité, uniquement à des fins de recherche et médicales — une idée attribuée au chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Grossi.
A la veille d’un troisième cycle de négociations nucléaires et alors que les États-Unis renforcent nettement leur dispositif militaire au Moyen-Orient, avec notamment des F-35, plusieurs destroyers et deux groupes aéronavals déployés dans la région, tout le monde est dans l’expectative.