Le rapport d’activités de l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace publié ce jeudi son site internet, permet pour la première fois d’apporter une réponse chiffrée à cette question.
Au cours de l’année 2021, l’OCAM a reçu "218 signalements de menace pour lesquels il existe des éléments concrets en lien d’une part avec les phénomènes du terrorisme et de l’extrémisme et d’autre part avec la Belgique". Le chiffre est stable par rapport à l’année précédente. D’autres types de menaces, comme celles émanant d’organisations criminelles actives dans le narcotrafic, ne sont pas répertoriés dans le rapport annuel de l’OCAM.
La majorité des menaces signalées à l’OCAM par les services de police ou de renseignement sont liées à l’idéologie djihadiste. Depuis la perte de ses principaux territoires en Syrie et en Irak, le groupe terroriste "État Islamique" n’a plus la même capacité d’action mais "l’idéologie djihadiste est encore présente et le mouvement terroriste continue à tirer profit de l’actualité géopolitique", note l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace. L’OCAM rappelle que "l’EI et AQ (Al-Qaïda) tentent toujours de mobiliser et de convaincre des individus de semer un climat de terreur dans leur pays".