Ne pas répondre positivement à la demande d’aide formulée par les Etats du Golfe, “constitue un mauvais signal politique”, selon Maxime Prévot.

Ne pas répondre positivement à la demande d’aide formulée par les Etats du Golfe, “constitue un mauvais signal politique”, a affirmé le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot.

Les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et Oman ont récemment demandé à la Belgique un soutien défensif pour faire face aux attaques de missiles et de drones iraniens. Le gouvernement fédéral s’est penché sur cette demande vendredi, mais se limite pour l’instant à une étude diplomatique exploratoire.

Selon lui, le sujet devrait revenir sur la table du gouvernement vendredi prochain.

Dans la majorité Arizona, Vooruit et le CD&V s’opposent à l’envoi de cette aide, craignant que la Belgique ne soit impliquée dans la guerre au Moyen-Orient. “Il n’y a pas de pire jour que dix ans après les attentats (à Bruxelles et à Zaventem, ndlr) pour vouloir à nouveau nous convaincre de nous engager dans cette guerre”.

Selon Maxime Prévot, la Belgique aura du mal à demander elle-même la solidarité de ses alliés si elle n’offre pas d’aide aujourd’hui. C’est également important pour l’image internationale du Royaume, a-t-il insisté. “Si nous voulons continuer à exercer une influence sur la scène internationale, nous devons être prêts à prendre des décisions courageuses.”