Mohamed Ben Salmane dit oui à une entrée de son pays aux accords d’Abraham mais sous condition.

En visite à la Maison Blanche, Mohamed Ben Salmane affirme que l'Arabie saoudite contribuera au financement de la reconstruction de Gaza

“Sans aucun doute” a répondu Le prince héritier à la question d’un financement saoudien dans la reconstruction de la Bande de Gaza

MBS a indiqué “qu'aucun chiffre exact n'a encore été décidé. Mais, le Président des Etats-Unis, Donald Trump lui a coupé la parole et a répondu à sa place en affirmant que « Ce sera beaucoup. »

Mohamed Ben Salmane qui se déclare tout de même favorable à une normalisation des relations avec Israël mais pas maintenant. 

A en croire, la 12è chaine de télévision israélien, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane aurait affirmé au président américain Donald Trump, lors de leur rencontre privée qu’il était prêt à voir l’Arabie Saoudite normaliser ses relations mais pas pour le moment.

Selon la chaîne israélien, MBS a déclaré au chef d’Etat américain “que la normalisation des relations avec Israël est un objectif stratégique pour l'Arabie saoudite, mais que les conditions ne sont pas réunies. Le prince héritier saoudien souhaite avant tout que le cessez-le-feu à Gaza, instauré le mois dernier, soit maintenu et exige du Premier ministre Benjamin Netanyahu, de se montrer favorable à la création d’un Etat palestinien. 

Le chef du gouvernement israélien avait déclaré dimanche en prélude du conseil des ministres s’opposer à la création d’un tel Etat à l’ouest du Jourdain ou partout ailleurs. MBS aurait indiqué selon des sources proches de l’entourage du président américain que son pays était prêt à normaliser ses relations économiques et civiles avec Israël. Des discussions en ce sens pourraient se tenir dans les prochaines semaines. 

Donald Trump a officialisé hier soir un contrat stratégique massif avec l'Arabie saoudite, incluant la vente d'avions F-35, près de 300 chars américains et une coopération nucléaire civile. Washington et Riyad parlent d’un accord colossal de 1 000 milliards de dollars. 

L'accord a été validé lors d'un dîner entre le président américain et le prince héritier Mohammed ben Salmane. Au-delà des équipements militaires, le partenariat englobe également la coopération dans les secteurs des minerais, des ressources naturelles et de l'intelligence artificielle. Selon l'agence Associated Press, l'administration américaine se montre tout de même prudente concernant la vente des F35, face aux risques d'atteinte à la "supériorité militaire qualitative" d'Israël vis-à-vis de ses voisins. Cette préoccupation est d'autant plus sensible que Donald Trump compte sur le soutien israélien pour faire aboutir son plan de paix à Gaza.