La communauté juive sous tension face au regain des actes antisémites Les Juifs belges redoutent une flambée violente de l’antisémitisme lié au conflit qui oppose Israël au Hamas. Certains préfèrent enlever les signes qui rappellent leur judéité.
L’antisémitisme n’est pas nouveau mais il prend de l’ampleur. Dans le quartier juif d’Anvers, la sécurité a également été renforcée bien qu’il n’y ait pas de menace spécifique.
Sur la plateforme antisemitisme.be, les témoignages d’incidents se succèdent : des tags sur des façades, des insultes en rue, des commentaires haineux sur les réseaux sociaux.
Enlever son étoile de David, cacher sa kippa, des gestes nouveaux, pris depuis l’assaut du 7 octobre.
À Anderlecht, la synagogue orthodoxe a suspendu la célébration de son shabbat par mesure de sécurité. Certains mouvements de jeunesse communautaires juifs ont déplacé leurs activités dans des lieux plus discrets afin d’éviter tout risque. "La communauté juive fait profil bas, c’est un geste d’autoprotection".
Philippe Markiewicz, président du Consistoire israélite de Belgique dit que "La communauté juive n’est pas à l’abri d’un acte terroriste. Ce que je crains le plus, c’est l’un ou l’autre loup solitaire. Les dispositifs de sécurité ont été renforcés. La Belgique est à ce titre un état exemplaire."