136 otages israéliens sont toujours détenus à Gaza depuis bientôt 100 jours, et beaucoup souffrent de maladies chroniques. Leur état de santé se détériore. Le Qatar négocie pour leur livrer des médicaments.
La 100 ème journée en captivité se profile pour les otages israéliens, toujours retenus par le Hamas à Gaza. C’est ce dimanche 14 janvier et l’angoisse des familles monte encore. Certaines d’entre elles se sont postées hier devant la frontière avec la bande de Gaza et ont hurlé leur messages en espérant que leurs proches les entendent.
Selon le NY Times, le Qatar est engagé dans des discussions avec le Hamas pour leur fournir des médicaments essentiels, et en échange Israël autorisera davantage de médicaments à rentrer dans la bande de Gaza pour les civils.
Un fonctionnaire israélien anonyme, impliqué dans les détails des négociations, a déclaré que des progrès avaient été réalisés.
Le New York Times ajoute que des membres de familles d'otages ont rencontré cette semaine à Doha le premier ministre qatari pour discuter de cette livraison de médicaments.
Le Qatar qui est plus que jamais sur le devant de la scène puisque des responsables du renseignement occidentaux ont déclaré sous anonymat qu’ils soupçonnent l’état du Golfe d’avoir été informé des attaques du Hamas du 7 octobre.
Toutefois, ils ont reconnu ne pas disposer de preuves concrètes pour confirmer cela. "Nous sommes toujours en train d'étudier la question", a déclaré un responsable du renseignement d'une grande puissance européenne à Politico, ajoutant qu'il y avait de la "fumée" mais pas de preuve irréfutable.
La principale motivation du Qatar pour garder le silence, s'il était bien au courant de l'attaque résiderait dans son intérêt à faire échouer la normalisation des relations entre Israël et l'Arabie saoudite. Car un accord entre les deux plus grandes économies de la région aurait pu ouvrir la voie à une coopération stratégique dans toute une série de domaines, y compris le gaz naturel, vital pour le Qatar. Toute collaboration énergétique avec l'Arabie saoudite serait un changement majeur au Moyen Orient.
“Et tout réaménagement de l'équilibre des pouvoirs pourrait saper la position du Qatar en tant qu'acteur diplomatique de premier plan", a ajouté le responsable. Doha s'est positionné comme un médiateur incontournable dans les négociations indirectes pour la libération des otages entre Israël et le Hamas et n’entend pas perdre cette occasion de redorer son blason sur la scène internationale.