Les eurodéputés ont validé mercredi le “pacte asile et migration” lors d’une séance de votes au Parlement européen à Bruxelles. Un sujet qui divise les États membres depuis des années, et suscite de vives réactions de la part de la classe politique en Belgique.
Ce paquet de 10 législations durcit le contrôle des arrivées de migrants dans l’Union européenne et repose sur un système de solidarité obligatoire où tous les États membres devront assumer une part de responsabilité dans la gestion des demandes d’asile. Ils pourront le faire sous trois formes: accepter des demandeurs d’asile sur leur territoire; apporter une contribution financière; ou encore fournir un soutien opérationnel et technique.
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué mercredi “un énorme pas pour l’Europe”. “Un équilibre entre solidarité et responsabilité. Telle est la voie européenne.”, s’est félicité Roberta Metsola, dans un tweet à l’issue du vote. Une satisfaction à laquelle s’est joint le Premier ministre Alexander De Croo aux côtés de la présidente du Parlement européen et d’Ursula von der Leyen.
Mais ce pacte ne fait pas l’unanimité, notamment auprès de la classe politique belge.
« L’accord obtenu confirme l’absence de volonté de mener une politique migratoire juste et humaine, mettant fin aux drames à nos frontières », déplore l’eurodéputée Ecolo Saskia Bricmont. Du côté du PTB, Marc Botenga reproche au pacte de ne pas aborder « les causes profondes de la migration ». la parlementaire N-VA Assita Kanko regrette quant à elle que la « la lutte contre les trafiquants d’êtres humains n’ait pas été prise en compte » mais salue un certain nombre de dispositions du texte comme l’élargissement de la base de données Eurodac (système de comparaison des données biométriques des exilés).
L’exécutif européen compte, d’ici juin, présenter un plan commun de mise en œuvre en accompagnant les Etats membres à chaque étape du processus par un soutien financier, technique et opérationnel.