Le ministre israélien des Finances Betsalel Smotrich a affirmé jeudi qu'Israël préparait une série de mesures économiques et diplomatiques contre les pays qui décideraient d'imposer des sanctions ou des restrictions aux produits israéliens.
On parle notamment du Royaume-Uni et d'autres pays européens, comme la Belgique ou la France.
Tout en reconnaissant le droit des États à défendre leurs propres positions politiques, Bezalel Smotrich a assuré qu'Israël n'accepterait pas que des pressions économiques soient utilisées pour lui imposer des décisions qu'il considère comme contraires à ses intérêts fondamentaux.
"Nous avons cessé d'être des acteurs passifs", a déclaré Betsalel Smotrich, promettant des réponses "très douloureuses" sur les plans diplomatique et économique.
Le ministre a parallèlement promis un soutien financier aux entreprises israéliennes qui seraient affectées par d'éventuels boycotts ou sanctions. "L'État d'Israël fournira un filet de sécurité à toute personne lésée", a-t-il assuré.
Betsalel Smotrich a également appelé les industriels à diversifier leurs marchés d'exportation. "Un marché se ferme ? D'autres s'ouvriront", a-t-il lancé, citant notamment l'Inde, dont il a souligné la forte croissance économique, ainsi que les États-Unis comme débouchés potentiels.
Dans le Nord d’Israël, 53 localités israéliennes ont fondé la Baie 53, une nouvelle union de villes et de conseils régionaux qui veulent parler d’une seule voix pour faire advenir le fameux corridor IMEC, qui doit relier l’Inde à l’Europe en passant par Israël. L’IMEC doit justement passer du port de Haïfa jusqu’à la frontière jordanienne près de leurs villes. Une initiative inédite et capitale pour la géopolitique de l’Etat hébreu.