Le meurtre d'Alex Pretti choque l'Amérique et divise les Républicains.

Le meurtre d'Alex Pretti choque l'Amérique et divise les Républicains

Alex Pretti, infirmier de 37 ans, a été tué de plusieurs balles par un ou des agents de la police de l'immigration et des douanes l’ICE. 

Il est d'abord aspergé de gaz lacrymogène, puis plaqué au sol et réduit à l'impuissance par plusieurs agents. Un policier lui assène des coups avec un objet, probablement une matraque. Un autre lui enlève, selon toute apparence, l'arme qu'il portait sur lui, et s'éloigne. Un troisième dégaine la sienne et tire à bout portant. On mentionne dix détonations.

La scène, filmée sous plusieurs angles par des témoins, a choqué l'Amérique et le monde entier. Elle a provoqué une réaction tout à fait inhabituelle : celle de deux anciens présidents des États-Unis. Bill Clinton et Barack Obama sortent de leur réserve en publiant des communiqués.

Donald Trump n'a, certes, pas calmé les esprits à Minneapolis en fournissant à l’ICE mille hommes supplémentaires après la mort, déjà controversée, de Renee Good, une militante tuée au volant de sa voiture, le 7 janvier). L'Administration Trump affronte aujourd'hui "une débâcle morale et politique" assure le Wall Street Journal. 

La presse américaine est outrée, par l'obstination de Donald Trump et de son entourage à nier la vérité des images pour présenter une version différente des événements. 

Le Président continue d'en imputer la responsabilité au "chaos créé par les Démocrates", tandis que Kristi Noem, la secrétaire à la Sécurité intérieure (DHS), s'est évertuée à dépeindre Alex Pretti en dangereux terroriste qui prévoyait de massacrer des agents de ICE.

"L'Administration Trump nous ment effrontément", titrait lundi le New York Times en appelant le Congrès à mener une enquête indépendante – demande d'autant plus nécessaire que l’ICE avait bouclé la scène de crime et empêché le travail de la police locale.