Le Commandement du front intérieur israélien estime que l’Iran tire des leçons de chaque confrontation et pourrait représenter une menace encore plus importante pour les civils israéliens lors d’un futur conflit.
L’armée reste particulièrement préoccupée par les missiles balistiques iraniens, considérés comme la principale menace. Or, les négociations en cours entre Washington et Téhéran ne devraient pas traiter en profondeur cette question.
Cette situation entretient une forte incertitude au sein de Tsahal, qui peine à planifier l’avenir de ses réservistes et son niveau de préparation. Les militaires rappellent qu’ils s’étaient préparés à une guerre de 30 à 60 jours, mais que le rythme du conflit a largement dépendu des décisions américaines, compliquant la gestion de crise.
Malgré ces difficultés, le bilan de la guerre de 2026 est jugé moins lourd pour Israël que celui de juin 2025. Cette amélioration s’explique par le renforcement des systèmes de défense israéliens, mais aussi par l’implication plus importante des États-Unis et par le fait que l’Iran a dirigé une part significative de ses missiles vers les Émirats arabes unis et d’autres pays arabes et musulmans plutôt que vers Israël.
Selon l’armée israélienne, les frappes conjointes israélo-américaines ont également réduit les capacités de tir iraniennes, limitant le nombre de missiles que Téhéran pouvait lancer.