Le cabinet de sécurité israélien n'approuve pas le projet de cessez-le-feu avec le Liban annoncé par Washington.

Le cabinet de sécurité israélien s’est réuni jeudi soir sans approuver le projet de cessez-le-feu avec le Liban annoncé par Washington. 

En cause : le rejet public de l’accord par le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, qui refuse notamment l’arrêt des tirs et le retrait de ses forces au nord du Litani.

Face à cette position, Benjamin Netanyahou a décidé de ne pas soumettre le texte au vote, estimant qu’il n’y avait, à ce stade, aucun accord réel à valider.

La réunion s’est déroulée dans un climat particulièrement tendu, marqué par l’annonce de la mort du capitaine Eitan Shmuel Lemberg au sud du Liban. Plusieurs ministres ont alors plaidé pour un durcissement de l’offensive contre le Hezbollah.

Eli Cohen a appelé à démanteler complètement l’organisation terroriste. Zeev Elkin a estimé qu’une riposte restait inévitable. Itamar Ben Gvir a réclamé des frappes jusque dans le bastion du Hezbollah à Beyrouth et même une opération terrestre plus large.

Seul Bezalel Smotrich a adopté un ton plus nuancé, estimant qu’un cessez-le-feu dans les conditions actuelles pourrait représenter une victoire stratégique pour Israël.

En résumé : malgré les efforts américains, aucun accord n’est pour l’instant en vue et les divisions persistent entre Israël et le Hezbollah sur les conditions d’un arrêt des combats.