La question est de savoir si les juges de la Cour pénale internationale vont suivre les recommandations du procureur général Karim Khan.

La question est désormais de savoir si les juges de la Cour pénale internationale vont suivre les recommandations du procureur général. 

Primo pour le moment, il ne s’agit que d’une demande.

Ensuite, un tribunal de trois juges va se réunir. Il va déterminer s’il accepte la demande du procureur, si les preuves sont convaincantes ou s’il demande un complément de preuves. 

Si tel est le cas, les cinq personnalités visées pourraient être arrêtées lors d'un séjour dans un des 123 pays membres de la CPI, puis être extradés vers le siège de la cour ou, à défaut, être jugés dans le pays où ils seraient détenus. Une telle procédure constituerait un précédent. Aucun dirigeant israélien ni palestinien ne s'est, pour le moment, jamais retrouvé sous le coup d'un mandat d'arrêt international.

La Cour ne dispose d’aucune force de police pour faire appliquer ses mandats et s’appuie sur la volonté des Etats membres de jouer le jeu. A titre d’exemple, un mandat d’arrêt a été émis par la CPI contre Vladimir Poutine il y a plus d’un an, ce qui ne l’empêche pas de poursuivre ses projets comme il l’entend.

Notons, par ailleurs, que dans la mesure où Israël possède un système judiciaire indépendant, la CPI devrait, en principe, respecter la souveraineté pénale de l’Etat d’Israël et lui donner la priorité pour juger de ce qui pourrait relever de crimes internationaux commis par ses dirigeant et ne se déclarer compétente qu’à partir du moment où les juridictions nationales ont failli.