La Belgique doit décider comment auditer l’achat controversé de matériel anti-drones.

Le gouvernement belge doit décider vendredi comment auditer l’achat controversé de matériel anti-drones par le ministère de la Défense. 

Le contrat, estimé à 50 millions d’euros, a été conclu en urgence, sans appel d’offres classique.

Theo Francken affirme n’avoir « rien à cacher », mais l’opposition exige un contrôle par la Cour des comptes, voire de bloquer de futurs achats militaires tant que l’audit n’aura pas été mené. Un dossier très sensible, donc.

Pour le ministre de la défense, l’urgence était justifiée. Les experts affirment effectivement que les survols de drones au-dessus de sites stratégiques belges ne sont pas un hasard, mais bien une forme de guerre hybride qui nécessitait une réponse rapide.

En tout cas, l’affaire risque de ralentir d’autres achats militaires. Or la Belgique manque déjà de matériel, et les délais de livraison dans le secteur de la défense peuvent atteindre trois à sept ans, encore plus, depuis l’explosion de la demande mondiale, suite aux guerres en Ukraine et au Moyen-Orient. Un blocage politique prolongé pourrait donc affaiblir la crédibilité de la Belgique auprès de ses alliés.