Six mois après le début de la guerre, la 98e division de Tsahal a quitté Khan Younès. Les habitants de cette ville pourront bientôt regagner leurs foyers.
À l’intérieur du territoire palestinien se trouvent désormais seulement la 162e division et la brigade Nahal, sur le tracé de l’axe humanitaire qui coupe la bande de Gaza en deux et à travers lequel Israël empêche notamment le retour des Gazaouis du sud vers le nord.
Le fait que ce retrait de Tsahal du sud de la bande de Gaza intervienne aujourd’hui ne doit rien au hasard. Israël cherche ainsi à se donner les meilleures chances d'aboutir à un accord sur les otages, en accédant à l'une des principales exigences du Hamas : le retrait de l'armée du territoire gazaoui.
Pourtant ce matin des frappes israéliennes ont eu lieu contre des lance-roquettes du Hamas installés dans une zone humanitaire à l'est de Khan Younès. Et hier, les forces israéliennes ont découvert à Khan Younès, un tunnel long de 900 mètres contenant des pièces d'habitation et de nombreuses armes. Le tunnel a été détruit et un terroriste a été tué lors de l'opération.
Yoav Galant a toutefois souligné que des opérations ponctuelles - comme celle menée à l'hôpital Al-Shifa durant plusieurs jours -, continueraient d'avoir lieu. En clair, Israël se réserve le droit de frapper le Hamas par surprise dans certains endroits de la région, en s'appuyant sur le renseignement militaire.
Les soldats postés dans le centre de la bande de Gaza vont donc être pareillement rappelés dans les jours qui viennent. Tsahal affirme également que ce retrait n'est pas lié à des pressions politiques ni à une pression du président américain Joe Biden. Et les troupes sortantes sont prêtes à retourner dans la zone si nécessaire.