L’Union européenne a sanctionné Khaled Mashaal et neuf hauts responsables du Hamas.

L’Union européenne a sanctionné Khaled Mashaal et neuf hauts responsables du Hamas, ainsi que plusieurs personnalités et 4 organisations israéliennes actives en Judée-Samarie.

Cette décision a été prise dans le but de mettre un frein à la violence du Hamas, selon le texte de la mesure, qui précise que les branches militaires de l’organisation terroriste relèvent de l’autorité des dirigeants politiques

Le Hamas a dénoncé une décision « partiale » et favorable à Israël, affirmant que ces sanctions ne modifieraient pas son objectif de création d’un État palestinien avec Jérusalem pour capitale.

Côté israélien, sont notamment visés Daniella Weiss et le mouvement Nachala, accusés d’encourager l’expansion des implantations et le déplacement de Palestiniens. D’autres organisations comme Amana, Regavim et Hashomer Judea and Samaria figurent également sur la liste noire européenne.

Ces mesures ont provoqué une vive réaction à Jérusalem. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa'ar, a dénoncé des sanctions « sans fondement » et critiqué ce qu’il considère comme une comparaison moralement inacceptable entre des citoyens israéliens et des terroristes du Hamas.

Dans un entretien accordé à la chaîne saoudienne Al-Arabiya, le rédacteur en chef du quotidien koweïtien Al-Siyasa, a vivement critiqué le Hamas et plusieurs organisations palestiniennes, qu’il accuse d’avoir gravement nui à la cause palestinienne tout en vivant dans le confort loin des zones de conflit.

Selon lui, les dirigeants de ces mouvements profiteraient de la guerre alors que la population de Gaza en paie le prix. Il affirme que certains responsables mènent leur combat depuis l’étranger, bénéficiant de ressources importantes, tandis que les habitants de Gaza subissent les conséquences de la guerre.

Al-Jarallah a également accusé l’Iran d’avoir encouragé le Hamas avant le 7 octobre sans lui apporter ensuite le soutien promis. Évoquant Yahya Sinwar, il estime que les promesses de Téhéran ont contribué à une stratégie qui a conduit à la destruction d’une grande partie de Gaza.

L’éditorialiste soutient par ailleurs que certaines directions palestiniennes ont régulièrement fait obstacle aux perspectives de règlement politique. Interrogé sur une éventuelle normalisation des relations entre Israël et les pays du Golfe sans création préalable d’un État palestinien, il s’est prononcé en faveur de cette option.

Cet entretien reflète une tendance de plus en plus visible dans certains médias du Golfe, où les critiques à l’égard du Hamas et de l’influence iranienne se sont accentuées depuis le 7 octobre.