Le campus de l’ULB est toujours occupé par les militants pro-palestiniens. Une évacuation n’est pas envisagée.
L’Université libre de Bruxelles (ULB) a annoncé hier qu’elle portera plainte à la suite de violences survenues mardi soir dans le cadre de l’occupation par des étudiants d’un bâtiment sur le campus du Solbosch, a annoncé la rectrice Annemie Schaus, mercredi sur La Première (RTBF).
« Le service de sécurité est immédiatement intervenu et le calme est revenu. Mais des plaintes seront déposées parce qu’il y a eu des actes de violence, et notamment à l’égard du président » de l’Union des étudiants juifs de Belgique (UEJB). « Et ça, je ne peux pas le tolérer », a souligné Mme Schaus.
Le président de l’UEJB, Gad Deshayes, a été roué de coups et insulté.
Annemie Schaus rappelle que ces actions n’ont pas été annoncées ni autorisées, mais que l’ULB respecte la liberté de manifestation « et de préoccupation de cette jeunesse », sans pour autant tolérer les débordements de violence.
Le dialogue et les négociations se poursuivent donc entre l’université et les manifestants. Une évacuation n’est pas envisagée.
Les revendications des pro palestiniens étaient entre autres de faire cesser les liens entre l’ULB et les universités israéliennes.
Suivant cela l’ULB a donc décidé d'examiner les conventions passées avec certaines universités israéliennes. « Certaines ne sont absolument pas contestables, une seule a été suspendue », a précisé la rectrice. Il s’agit de celle avec l’Université de Tel Aviv. On se demande bien pourquoi.
Par ailleurs, parmi les revendications des manifestants pro palestiniens, il y avait aussi l’annulation de la venue de Elie Barnavi, historien, essayiste et ancien ambassadeur d’Israël en France, lors d’une conférence en juin prochain à l’ULB.
Interrogé dans “Les Visiteurs du Soir” sur LN24 mercredi, Elie Barnavi faisait part de son étonnement : “Ce qui est extraordinaire dans ces lieux d’élites, […], c’est l’abyssale ignorance de ces jeunes. “Je suis un patriote israélien, je suis aussi l’occupation, je suis pro-palestinien depuis toujours. Je crois que les Palestiniens ont les mêmes droits que moi et un État à eux. Je me bats pour ça depuis des années. S’en prendre à moi et aux universités qui sont des lieux de débats, […] c’est tout simplement contre productif”.