L'Organisation mondiale de la santé a qualifié mardi le séisme qui a dévasté le sud-est de la Turquie et le nord de la Syrie de "pire désastre naturel à toucher un pays de la zone européenne en un siècle".
Avec un bilan qui dépasse désormais les 40.000 morts.
"Nous sommes les témoins du pire désastre naturel dans la région de l'OMS Europe en un siècle et nous sommes toujours en train d'en mesurer l'ampleur", a affirmé le directeur de sa branche européenne, Hans Kluge.
"Son véritable coût n'est pas encore connu et s'en remettre et en guérir prendra du temps et des efforts phénoménaux", a-t-il souligné lors d'une conférence de presse sur internet.
Bien qu'en Turquie, le nombre de décès s'élève à 35.418, a déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan à l'agence de presse étatique Anadolu. Le dernier bilan de la Syrie fait état de 5.900 décès.
Le déploiement médical d'urgence, avec trois avions et du matériel de soins pour 400.000 personnes, est le plus grand des 75 ans d'existence de l'OMS Europe.
Enfin, les Émirats arabes unis ont ouvert le plus grand hôpital de campagne en Turquie pour aider les victimes du tremblement de terre.
L'installation médicale de 40 000 mètres carrés compte 15 médecins, 60 infirmières et 50 lits d'hospitalisation.
La première délégation de l'ONU arrive dans les zones rebelles en Syrie
Une délégation de l'Organisation des Nations unies (ONU) est entrée mardi pour la première fois depuis le séisme meurtrier dans les zones rebelles du nord-ouest de la Syrie, afin d'évaluer les besoins de ces régions durement affectées, a constaté un correspondant de l'AFP.
La délégation est entrée par le poste-frontière de Bab al-Hawa avec la Turquie. "C'est en grande partie une mission d'évaluation", a indiqué à l'AFP à Genève Kenn Crossley, directeur du Programme Alimentaire Mondial en Syrie
La branche européenne de l'organisation comprend 53 pays dont la Turquie. La Syrie fait partie de la zone de l'OMS pour l'est de la Méditerranée.