L’Assemblée générale et le Conseil de sécurité de l’ONU ont élu mercredi cinq juges à la Cour internationale de justice (CIJ) pour un mandat de neuf ans, qui débutera le 6 février 2027. L’ambassadeur israélien s’insurge.
Le Jordanien Mahmoud Daifallah Hmoud et la Kényane Phoebe Okowa, qui siègent déjà à La Haye, ont été élus pour un mandat complet. Le Britannique Dapo Akande, le Français François Alabrune et la Singapourienne Rena Lee rejoindront la Cour pour la première fois.
L’ambassadeur d’Israël auprès de l’ONU, Danny Danon, a vivement réagi à cette élection. Il a mis en doute la capacité de certains des juges élus à examiner avec impartialité des dossiers concernant Israël, en raison de leurs déclarations passées ou de leur participation à des procédures antérieures. Il y voit un nouvel exemple de ce qu’il qualifie de « parti pris structurel » de l’ONU contre Israël.
Ses critiques visent notamment Mahmoud Daifallah Hmoud. Lorsqu’il représentait la Jordanie à l’ONU, il avait accusé Israël de crimes de guerre après les attaques du Hamas du 7 octobre 2023. Il avait ensuite qualifié de « génocide » les opérations israéliennes à Gaza.
Phoebe Okowa avait, pour sa part, représenté la Namibie dans la procédure qui a conduit à l’avis consultatif de juillet 2024 sur la présence israélienne dans les territoires palestiniens. Dapo Akande y avait participé comme conseiller juridique du Japon. Cette procédure est distincte de l’affaire engagée par l’Afrique du Sud, qui accuse Israël d’avoir violé la Convention sur le génocide à Gaza.
Israël rejette cette accusation et affirme avoir agi en légitime défense après les attaques du 7 octobre. La Cour a ordonné plusieurs mesures conservatoires en 2024, mais ne s’est pas encore prononcée sur le fond de l’affaire.