L’Iran a annoncé ce mardi l’arrêt anticipé des discussions techniques engagées en Suisse avec des représentants de l’administration du président Trump.
Selon le ministère iranien des Affaires étrangères, ce cycle de négociations, entamé en début de semaine sous médiation qatarie et pakistanaise à Bürgenstock, devait initialement se poursuivre plusieurs jours encore.
Aucune explication officielle n’a été fournie concernant cette interruption soudaine. L’annonce intervient alors que les deux parties poursuivent leurs échanges autour de la mise en œuvre du protocole d’accord conclu récemment entre Washington et Téhéran.
Parallèlement, les médias officiels iraniens ont rapporté que le chef de la délégation iranienne avait réaffirmé la volonté de Téhéran de prendre le contrôle du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part importante du commerce mondial des hydrocarbures.
Le négociateur en chef de la délégation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, insiste sur le fait que le détroit d’Ormuz sera géré par l’Iran et que son exploitation se fera dans le respect du droit international.
M. Ghalibaf, qui est également président du Parlement, s’est entretenu avec les médias d’État iraniens à bord d’un avion alors qu’il rentrait de Suisse.
« Nous espérons pouvoir réactiver le détroit, en termes de passage, et redonner de la prospérité à l’économie régionale et mondiale », a-t-il déclaré.
M. Ghalibaf confirme que la question du déblocage des avoirs gelés ainsi que celle de la vente du pétrole iranien ont été abordées lors des discussions avec les États-Unis aujourd’hui.