L’Arménie et l’Azerbaïdjan s’accusent mutuellement de tirs à la frontière, avant la rencontre entre leurs dirigeants.
Cela intervient au moment où les efforts internationaux s’intensifient pour pacifier les relations entre les deux pays qui se disputent depuis une trentaine d’années la région du Haut Karabakh.
« Les forces azerbaïdjanaises procèdent aux tirs d’artillerie et de mortier sur les positions arméniennes situées dans la région de Sotk, dans l’est de l’Arménie » ; c’est ce qu’affirme le ministère arménien de la Défense dans un communiqué. Il a indiqué que trois militaires arméniens avaient été blessés à l’issue de ces tirs et a précisé que les forces arméniennes prenaient des mesures de défense appropriées.
De son côté, le ministère azerbaïdjanais de la Défense a accusé l’Arménie de tirer avec des armes de gros calibre sur les positions azerbaïdjanaises à la frontière, en dénonçant une provocation.
« Malgré les avertissements sur la nécessité de mettre fin aux provocations, la partie arménienne a de nouveau violé le régime du cessez-le-feu » ; c’est ce qu’a assuré le ministère dans un communiqué en affirmant qu’un militaire azerbaïdjanais avait été blessé dans les tirs arméniens mercredi soir et que les tirs au mortier se poursuivaient ce matin.
Cet incident intervient alors que des membres de la communauté internationale s'efforcent de faire baisser les tensions entre les deux voisins et relancer les négociations de paix. Les dirigeants d'Arménie et d'Azerbaïdjan, Nikol Pachinian et Ilham Aliev, vont ainsi se rencontrer dimanche à Bruxelles, selon l'Union européenne qui va parrainer la rencontre, après d'intenses discussions menées pendant quatre jours début mai à Washington entre les délégations arménienne et azerbaïdjanaise sous les auspices des États-Unis.