L'armée américaine affirme avoir mené en légitime défense des frappes dans le sud de l'Iran.

L'armée américaine affirme avoir mené en légitime défense des frappes dans le sud de l'Iran. Notamment contre des bateaux tentant de poser des mines et des sites de lancement de missiles.

Le Commandement central américain indique dans un communiqué que ces frappes visaient « à protéger nos troupes contre les menaces posées par les forces iraniennes ».

« Le Centcom continue de défendre nos forces tout en faisant preuve de retenue pendant le cessez-le-feu en cours », déclare le capitaine de vaisseau Tim Hawkins, porte-parole du Commandement central US.

Avant la communication officielle du Pentagone, des médias iraniens avaient déjà rapporté trois explosions dans la partie est du port stratégique de Bandar Abbas, ville portuaire du sud de l'Iran. Ces explosions coïncident avec les tirs américains selon les informations disponibles.

Par ailleurs, des sources iraniennes ont indiqué que des avions de chasse américains auraient attaqué deux embarcations appartenant aux Gardiens de la révolution lors d'une mission dans le Golfe Persique. Selon ces mêmes sources, quatre membres de la marine des Gardiens de la révolution islamique auraient été éliminés.

Malgré les nouvelles frappes américaines Marco Rubio, le secrétaire d’état US affirme qu'un accord avec l'Iran reste possible.

« Des discussions ont eu lieu aujourd’hui au Qatar, nous verrons donc si nous pouvons faire avancer les choses. Je pense qu’il y a beaucoup de discussions sur la formulation précise du document initial, cela prendra donc quelques jours », a déclaré M. Rubio aux journalistes lors d’une visite officielle en Inde.

« Le président a exprimé sa volonté d’y parvenir. Soit il conclura un bon accord, soit il n’y aura pas d’accord », a-t-il ajouté.

De son côté, Donald Trump reste ferme avec les Iraniens sur la question de l'uranium enrichi.

Le Président américain Donald Trump a publié cette nuit (lundi à mardi) un message sans ambiguïté sur son réseau Truth Social, posant la destruction de l'uranium enrichi iranien comme condition non négociable à tout accord entre les Etats-Unis et l'Iran.

« L'uranium enrichi sera immédiatement transféré aux États-Unis pour être rapatrié et détruit, ou, de préférence et en coordination avec la République islamique d'Iran, détruit sur place ou dans un site convenu, sous la supervision de la Commission à l'énergie atomique ou d'un organisme équivalent, qui sera témoin de ce processus et de cet événement ! », a-t-il écrit.

Cette déclaration intervient alors que les efforts diplomatiques peinent à être concrétisés. Selon le Wall Street Journal, Washington réclame des engagements fermes et vérifiables de la part de Téhéran concernant son programme nucléaire. De leur côté, les équipes de négociations iraniennes conditionnent leur coopération à une levée des sanctions économiques et au dégel de leurs avoirs gelés à l'étranger.