L’accord cadre entre les Etats-Unis et l’Iran prévoit l’arrêt total des combats au Liban.

L’accord cadre entre les Etats-Unis et l’Iran prévoit l’arrêt des combats au Liban et engage Téhéran à ne pas fabriquer ni acquérir d’armes nucléaires.

Selon les informations transmises par la chaîne saoudienne Al Arabiya, les discussions qui s’étaleront sur les deux prochains mois doivent permettre à Washington et à Téhéran de résoudre la question des stocks d'uranium enrichi iraniens et d’empêcher la République islamique de fabriquer la bombe atomique.

Les États-Unis se seraient engagés à lever leur blocus naval, à s'abstenir d'imposer de nouvelles sanctions contre la République Islamique et de renforcer leurs forces militaires dans la région pendant les négociations. Un allégement des sanctions concernant les ventes de pétrole iraniens est aussi prévu.

La République Islamique doit garantir la liberté de navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz pendant les 60 jours de négociations. Les avoirs iraniens gelés seront levés en cas d’accord définitif. Israël n’a pas été informé des détails de cet accord. Washington a repoussé la demande de Jérusalem de prendre connaissance aux préalables des termes de ce Mémorandum d’entente.

Israël craint de voir l’Iran poursuivre discrètement son programme nucléaire.

C’est ce qu'affirment plusieurs hauts responsables israéliens interrogés par la chaine N12. Toujours selon ces hauts fonctionnaires en poste à Jérusalem, le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, n'aurait pas réellement l'intention de parvenir à un accord nucléaire définitif avec les États-Unis.

Les responsables israéliens estiment que Téhéran aurait principalement accepté le mémorandum afin d'obtenir la réouverture du détroit d'Ormuz et un allègement de la pression économique exercée sur le régime. Les responsables militaires de l’Etat d’Israël auraient ainsi averti le gouvernement que la République islamique pourrait chercher à prolonger les discussions bien au-delà des 60 jours prévus.