Le président américain Joe Biden a déclaré que l'un des objectifs de son prochain voyage au Moyen-Orient était d'"approfondir l'intégration d'Israël dans la région".
"Je pense que nous allons pouvoir faire ce qui est bon pour la paix et bon pour la sécurité d'Israël", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse à Madrid.
"Je commence ce voyage en Israël... Je crois qu'il est vraiment important que je fasse ce voyage. J'y vais pour rencontrer les dirigeants du pays et affirmer le lien indéfectible qui unit Israël et les États-Unis", a-t-il souligné.
ââLe président américain a par ailleurs félicité le nouveau Premier ministre Yaïr Lapid dans un tweet publié à la minute où il a officiellement remplacé Naftali Bennett, à minuit, entre jeudi et vendredi.
Biden a également remercié Bennett pour son "amitié au cours de l'année écoulée". Les deux hommes ne se sont jamais rencontrés avant que Biden ne devienne président, mais Bennett a été accueilli à la Maison-Blanche en août dernier et les deux hommes se sont brièvement rencontrés en marge du sommet sur le climat COP26 en novembre. Leurs bureaux affirment qu'ils ont réussi à établir un rapport étroit au cours de l'année écoulée.
Bennett a rapidement répondu au tweet de Biden.
"Merci, Joe. Nous sommes impatients de vous voir bientôt, ici, dans notre capitale éternelle, Jérusalem. Vous êtes un véritable ami de l'État d'Israël", a écrit Bennett sur Twitter.
Alors que Lapid sera désormais celui qui accueillera Joe Biden à l'aéroport Ben Gurion le 13 juillet, Bennett devrait rencontrer le président lors de sa visite de deux jours en Israël.
"J'ai hâte de vous voir tous les deux en juillet pour célébrer l'indéfectible partenariat américano-israélien", a ajouté Biden dans le tweet de son bureau.
La relation de Lapid avec Biden est jusqu’ici assez limitée, bien que les deux se soient rencontrés une fois en 2013 lorsque le premier était ministre des Finances et le second vice-président américain.
Joe Biden a également déclaré que le but de son voyage n'était pas de presser l’Arabie Saoudite d'augmenter sa production de pétrole pour freiner la flambée des prix.
Quand on lui a demandé s'il allait demander aux dirigeants saoudiens d'augmenter la production de pétrole, M. Biden a répondu "non". Au lieu de cela, il continuerait à faire valoir que tous les États du Golfe devraient augmenter leur production de pétrole de manière générale, et pas seulement l'Arabie saoudite.
La Maison-Blanche a cherché à minimiser tout entretien direct entre M. Biden et le dirigeant de facto de l'Arabie saoudite, le prince héritier Mohammed bin Salman, en présentant le prochain voyage à Riyad comme une réunion avec les chefs des pays du Golfe.