La décision du ministère américain de la justice d'ouvrir une enquête sur la mort de la journaliste américano-palestinienne Shireen Abu Akleh a pris de nombreuses personnes à Washington et Jérusalem par surprise et entâche les relations entre les deux pays.
Ce n'est pas tous les jours que les États-Unis ouvrent une enquête sur les forces armées d'un autre pays, et il n'existe aucun précédent récent d'une telle action concernant un pays allié.
Le Premier ministre israélien Yaïr Lapid a déclaré mardi qu’Israël ne laisserait pas le FBI interroger ses soldats dans le cadre de cette enquête.
"Les soldats israéliens ne seront pas interrogés par le FBI, ni par aucun pays ou entité, aussi amicaux soient-ils", a affirmé Yair Lapid. "Nous n'abandonnerons pas nos soldats aux enquêtes étrangères", a-t-il ajouté, indiquant qu’Israël avait transmis une "forte protestation" aux Américains.
Le FBI a refusé de confirmer ou démentir l'existence de cette enquête, mais le ministre de la Défense, Benny Gantz avait déjà indiqué lundi soir que l'armée israélienne n'y coopérerait pas.
Une enquête qui jette un froid inhabituel dans les relations entre les deux pays.
L'American Israel Public Affairs Committee (AIPAC) a critiqué mardi cette décision.
"En coopération avec les États-Unis, Israël a déjà mené une enquête complète et approfondie sur cet incident tragique", a déclaré le porte-parole de l'AIPAC. "Israël, comme les États-Unis, n'accepterait pas, à juste titre, une enquête non coordonnée sur les actions de ses troupes par une entité étrangère", a-t-il ajouté.