Tsahal enquête toujours sur la frappe de dimanche à Rafah qui a tué des dizaines de civils gazaouis. Selon l’armée, l’incendie serait dû à une explosion de lance-roquettes ou de munitions du Hamas.
L'armée israélienne affirme que ce sont des munitions du Hamas, des lance-roquettes ou d'autres substances combustibles qui se trouvaient déjà sur place qui ont provoqué une explosion secondaire et l’incendie qui a eu lieu après la frappe aérienne de dimanche, qui a tué de nombreux civils gazaouis alors qu'elle visait deux terroristes du Hamas.
"Les munitions utilisées n'auraient pas pu déclencher un incendie de cette ampleur", explique le porte-parole de l'armée israélienne Daniel Hagari, "ce qui pose l'hypothèse de la présence d'armes du Hamas"
Tsahal a même publié une discussion téléphonique entre deux Gazaouis qui corroborent cette thèse. On les entend dire en arabe : "Ces armes étaient-elles les nôtres ? Oui c'est un entrepôt d'armes qui a explosé, Le missile tiré par les juifs n'était pas puissant, il était petit".
Tsahal confirme concernant l'incident, qu'elle a utilisé l'une des plus petites bombes de son arsenal pour effectuer une frappe ciblée contre des commandants du Hamas qui se trouvaient à 1,7 kilomètre de la zone humanitaire. Elle réitère donc qu’elle n’a absolument pas délibérément tiré sur des civils palestiniens. "Notre guerre est menée contre le Hamas, et pas contre la population de Gaza, c'est la raison pour laquelle nous exprimons nos regrets les plus sincères pour cette tragédie" a déclaré Daniel Hagari. L’enquête est encore en cours alors qu’Israël fait face à de nombreuses condamnations internationales.