Face aÌ la peÌnurie de main-dʼœuvre de nombreux secteurs de lʼeÌconomie belge, le monde politique cherche des solutions. Lundi, le co-preÌsident dʼEÌcolo, Jean-Marc Nollet, appelait le gouvernement feÌdeÌral aÌ autoriser les sans-papiers aÌ exercer des meÌtiers en manque de bras.
"Je voudrais que les sans-papiers puissent deÌposer leur candidature, obtenir certains de ces emplois vacants et, aÌ terme, aussi eÌtre reÌgulariseÌs, puisquʼils sont souvent en Belgique depuis de nombreuses anneÌes", deÌclarait-il dans LʼAvenir. Une solution qui permettrait, selon lui, de financer les pensions sans devoir travailler plus longtemps.
Rapidement, la proposition a subi un tir de barrage de certains partenaires politiques, aÌ commencer par la secreÌtaire dʼEÌtat aÌ lʼAsile et aÌ la migration.
Nicole de Moor a directement rembarreÌ lʼideÌe de lʼeÌcologiste. "Aujourdʼhui, notre pays est confronteÌ aÌ un afflux important de demandeurs dʼasile. Il y a donc dʼautres prioriteÌs que de relancer ce deÌbat. Faire aujourdʼhui circuler le message que ceux qui nʼont pas besoin de protection peuvent aussi rester sur le territoire nʼest pas une solution.
La secreÌtaire dʼEÌtat preÌcise quʼelle prend part aÌ lʼeffort pour contrer la peÌnurie de main- dʼœuvre. Mais pour elle, “ il nʼest pas question dʼouvrir la possibiliteÌ aux personnes en seÌjour irreÌgulier en Belgique, fussent-elles actives depuis des anneÌes.”
On estime le nombre de sans-papiers preÌsents que le territoire belge aÌ cent mille. Un nombre forceÌment approximatif vu lʼimpossibiliteÌ de recensement. Une partie dʼentre eux travaillent au noir, parfois depuis très longtemps et en dehors de tout cadre leÌgal.
Rappelons que cette idée d’intégrer les sans-papiers au marcheÌ de lʼemploi nʼa rien de neuf. Elle avait déjà surgi lʼanneÌe dernieÌre, au moment de la greÌve de la faim des sans- papiers dans lʼeÌglise du BeÌguinage. Et cet appel eÌtait resteÌ vain.